Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius se rendra à Vienne samedi pour participer aux négociations internationales sur le programme nucléaire iranien, à quelques jours de l’échéance du 30 juin pour trouver un accord définitif, a-t-on appris jeudi dans son entourage.

Le chef de la diplomatie française prendra part aux discussions entre le groupe des grandes puissances dit « 5+1 » (Etats-Unis, Chine, Russie, France, Royaume-Uni, Allemagne) et l’Iran, sous l’égide de l’Union européenne.

Le secrétaire d’Etat américain John Kerry doit partir vendredi pour la capitale autrichienne, où il retrouvera le lendemain Fabius et les autres ministres des Affaires étrangères, dont l’iranien Mohammad Javad Zarif.

Ces négociations-marathon entamées il y a vingt mois visent à obtenir la garantie que l’Iran ne se dotera pas de l’arme nucléaire et à s’assurer que le programme atomique iranien restera uniquement civil, en échange d’une levée des sanctions internationales qui entravent l’économie de cette puissance régionale chiite de 78 millions d’habitants.

Evoquant mercredi les tractations à venir, qui s’annoncent difficiles, Fabius avait déclaré : « La France souhaite sur le nucléaire iranien un accord qui soit robuste. Il faut une limitation des capacités de production et de recherche. Il faut l’acceptation de vérifications possibles de l’ensemble des sites ».

« Si les sanctions touchant l’Iran sont levées, et s’il y a manquement à ces obligations, il faut que les sanctions puissent être rétablies », avait-il ajouté.

Les diplomates tablent sur un document d’une cinquantaine de pages, riches en détails dont chacun va être négocié pied à pied. Les deux parties, comme d’habitude quand l’heure tourne, soulignent que des désaccords importants subsistent, au point que la date butoir pourrait être repoussée de quelques jours.