Le chef de la diplomatie française Jean-Marc Ayrault a fait part jeudi de son « interrogation » sur les intentions américaines concernant l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien, à l’issue d’un entretien avec son homologue américain Rex Tillerson à Bonn.

« J’ai senti qu’il y avait un point d’interrogation » concernant l’avenir de cet accord, conclu en 2015 après des années de négociation, a déclaré M. Ayrault

« Pour la France, il est hors de question de remettre en chantier cet accord difficilement obtenu », a-t-il ajouté.

« Je n’ai en aucun cas donné cette impression », a répliqué un peu plus tard M. Tillerson, interrogé sur les propos de son homologue français.

Pendant sa campagne, Donald Trump avait promis de « déchirer » l’accord de Vienne, l’un des plus « stupides » qui soient selon lui, mais il s’est gardé de le répéter depuis son entrée en fonction.

L’accord de Vienne conclu entre Téhéran et les grandes puissances (Etats-Unis, Chine, Russie, France, Grande-Bretagne et Allemagne), garantit la nature civile et pacifique du programme nucléaire iranien, en échange de la levée des sanctions internationales.