Le président américain Barack Obama estime que les chances d’aboutir à un accord avec Téhéran sur son programme nucléaire controversé sont toujours de 50/50, a affirmé mardi son porte-parole.

« Dans l’esprit du président, la probabilité n’a pas changé », a déclaré Josh Earnest, tout en se refusant de rentrer dans le détail des discussions en cours à Lausanne, en Suisse, pour tenter de boucler un accord politique d’ici la fin du mois.

« Nous sommes, au mieux, à 50/50 », a ajouté M. Earnest, interrogé sur les propos d’un responsable iranien ayant affirmé que les deux pays avaient trouvé un accord sur « 90 % des questions techniques ».

Pour que les discussions aboutissent, « il faudra que les dirigeants iraniens – y compris ceux qui ne sont pas à la table des négociations – signent cet accord », a souligné le porte-parole de M. Obama. « Et le fait est (…) qu’il est difficile de prédire quelle sera exactement leur conclusion », a-t-il ajouté, jugeant que cela représentait « une inconnue dans les négociations ».

« L’Iran va devoir prendre des engagements très spécifiques et très difficiles pour répondre aux inquiétudes de la communauté internationale sur son programme nucléaire, mais aussi accepter un ensemble d’inspections extraordinairement poussées », a-t-il ajouté.

A la suite d’un règlement provisoire de novembre 2013, l’Iran et le groupe 5+1 (Etats-Unis, Chine, Russie, Royaume-Uni, France, et Allemagne) ont repoussé par deux fois la date butoir pour un accord définitif. En cas d’entente politique d’ici au 31 mars, les grandes puissances et Téhéran sont convenus de finaliser d’ici fin juin tous les détails techniques.