Les chefs de la diplomatie allemande et française ont salué avec prudence vendredi l’accord-cadre sur le nucléaire iranien, Frank-Walter Steinmeier soulignant qu’il n’y avait « aucune garantie » du succès final.

« C’est bien, mais en même temps il est trop tôt pour fêter. Ce que nous avons posé hier, ce sont des pierres angulaires », a dit M. Steinmeier à l’issue d’une rencontre avec ses homologues français et polonais à Wroclaw, en Pologne, dans le cadre du groupe de pays dits du Triangle de Weimar.

« Chaque négociateur ( ) sait qu’il n’y a aucune garantie du succès des négociations », a dit le chef de la diplomatie allemande, appelant à la poursuite des efforts pour transformer l’accord cadre, conclu jeudi entre la République islamique et les grandes puissances, en accord définitif.

Son homologue français Laurent Fabius a adopté le même ton. Citant – en anglais – les assurances du guide suprême et du président iraniens, selon lesquelles « l’Iran ne recherchera ni ne détiendra d’armes nucléaires », M. Fabius a observé qu' »encore faut-il aller jusqu’au bout ».

« Il reste des points très complexes sur lesquels il faut travailler », a-t-il dit. M. Fabius a salué « des avancées indiscutables » qu’il faut regarder « avec objectivité et espoir ».

Le ministre français a ajouté qu’il « reste du travail à faire pour aller jusqu’au bout, le bout étant un accord général qui sera ratifié par le Conseil de sécurité des Nations Unies ».

« Nos collaborateurs vont se remettre au travail à partir de la semaine prochaine », a encore ajouté M. Fabius.