WASHINGTON – Des responsables de l’administration Obama ont rencontré pendant deux heures des dirigeants de la communauté juive américaine pour discuter de l’accord en cours avec l’Iran sur le nucléaire.

La réunion du 8 avril pouvait ainsi compter le secrétaire d’Etat américain John Kerry et son sous-secrétaire Wendy Sherman, qui dirige la partie américaine dans les négociations sur le nucléaire.

Du côté juif institutionnel, étaient présents des représentants du Comité des Affaires publiques américano-israéliennes, de l’American Jewish Committee, de l’Anti-Defamation League, des Fédérations juives d’Amérique du Nord et des courants orthodoxes, réformistes et conservateurs.

« Dans le cadre de la sensibilisation régulière de l’administration de divers groupes de la société civile aux États-Unis, le Secrétaire a rencontré un groupe de dirigeants juifs américains ce mercredi pour discuter de la relation israélo-américaine et des derniers développements dans nos négociations avec l’UE, P5 + 1 et l’Iran sur le programme nucléaire de l’Iran » a raconté un fonctionnaire du Département d’Etat à JTA.

P5 + 1 se réfère aux pays qui négocient avec l’Iran, à savoir les Etats-Unis, la Russie, la Chine, la France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne.

Kerry a rencontré les protagonistes pendant une heure dans la salle du Département d’État, qui avait été nettoyée des produits au levain en l’honneur de la semaine de Pessah, et Sherman est resté une heure supplémentaire.

Les représentants présents n’ont pas souhaité révéler le contenu de la réunion «off-the-record», mais ils ont affirmé que les représentants juifs ont disserté de leurs préoccupations au sujet de l’accord.

« Le secrétaire et le sous-secrétaire ont détaillé avec profondeur, rigueur et passion la teneur de l’accord et l’ont expliqué » a déclaré un responsable juif. « Il y avait une opportunité pour un engagement réel. Le secrétaire Kerry a fait appel à ceux qui ont besoin de plus de promesses et de persuasion ».

Le plan d’accord présenté plus tôt ce mois-ci par l’Iran et les grandes puissances échange un allégement des sanctions contre des restrictions visant à maintenir l’Iran hors de portée de l’arme nucléaire.

Israël et plusieurs groupes juifs ont exprimé des préoccupations concernant le degré d’allégement des sanctions et l’importance des structures en place visant à empêcher l’Iran d’atteindre la capacité nucléaire.

Le secrétaire d’Etat américain John Kerry a exhorté dimanche le Congrès à laisser les discussions sur le nucléaire iranien se dérouler « sans interférences », lors d’un entretien sur la chaîne américaine CBS.

Kerry a indiqué qu’il allait expliquer lundi et mardi aux parlementaires les contours de l’accord-cadre signé le 2 avril à Lausanne (Suisse) pour imposer des contrôles plus stricts sur le programme nucléaire de Téhéran. Un accord définitif doit être signé d’ici fin juin, mais le Congrès américain tente de court-circuiter ces tractations.

Le chef de la diplomatie américaine a précisé qu’il allait expliquer lundi et mardi aux parlementaires américains les contours de l’accord-cadre signé le 2 avril à Lausanne (Suisse) pour imposer des contrôles plus stricts sur le programme nucléaire de l’Iran.

Téhéran et le groupe 5+1 (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) doivent encore parvenir à un accord définitif d’ici fin juin, mais le Congrès américain tente de court-circuiter ces tractations.

Le chef de la majorité républicaine du Sénat américain, Mitch McConnell, a encore dénoncé lundi dernier des concessions de l’administration Obama à l’Iran sur le nucléaire, et confirmé que le Sénat aurait son mot à dire.

Le Congrès reprend ses travaux lundi après deux semaines de vacances et devrait examiner de nouveau une proposition de loi visant à contraindre le président Barack Obama à passer par les parlementaires avant que tout accord avec l’Iran puisse entrer en vigueur.

« J’exposerai les faits », a précisé Kerry au sujet de ses discussions avec les parlementaires. « Tout ce que j’ai présenté ce sont des faits. Et je les maintiens. Au final, c’est vraiment l’accord définitif qui sera déterminant ».

Il a également insisté sur le fait que l’Iran avait respecté l’accord intérimaire de 2013. « L’Iran a prouvé qu’il pouvait souscrire à un accord et qu’il pouvait respecter cet accord ».

« Donc, c’est important au moment où nous approchons des deux derniers mois et demi de négociations », a-t-il poursuivi.