L’Iran doit répondre sans plus attendre aux allégations sur de possibles activités nucléaires militaires dans le passé, a répété lundi l’AIEA, qui s’impatiente du retard de la République islamique.

« Ce processus ne peut pas continuer de manière indéfinie. Cela ne peut pas être sans fin », a lancé Yukiya Amano, le patron de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), considérée comme le gendarme nucléaire de l’ONU.

L’Iran, qui négocie depuis un an avec les grandes puissances les contours de son programme nucléaire, est engagé de façon parallèle avec l’AIEA sur ce que les experts nomment « la possible dimension militaire » passée du programme iranien.

L’agence demande à Téhéran de répondre à des allégations précises, formulées en 2011, selon lesquelles l’Iran aurait mené des recherches et des travaux concrets dans le passé pour se doter de la bombe atomique.

L’Iran dément ces allégations, fondées selon le pays sur de faux documents, mais a toutefois accepté de répondre aux questions de l’AIEA. Le pays devait notamment fournir des explications sur deux points particuliers avant le 25 août dernier, ce qu’il n’a pas encore fait.

L’AIEA est « prête à accélérer la résolution des questions en suspens », a répété lundi M. Amano, mais cela demandera « une plus grande coopération de l’Iran ».

Le directeur général de l’AIEA a rencontré de hauts responsables iraniens en février. La semaine dernière, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Aragchi, a promis que son pays allait coopérer « avec plus de rapidité et de force » à l’enquête de l’agence onusienne.

Dans l’autre discussion, qui vise à garantir à l’avenir la nature uniquement civile du programme iranien, l’Iran et le groupe « 5 »+1″ (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) se sont donnés jusqu’au 31 mars pour aboutir à un accord politique.