Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a pris à contrepied le discours américain qui comprend deux interventions, celle de Barack Obama lors d’une interview accordée au NPR, mardi, et le point-presse de Marie Harf qui a suivi.

« Israël partage l’avis que, avec l’expiration de l’accord nucléaire passé entre l’Iran et les puissances mondiale, le délai pour que Téhéran obtienne la bombe nucléaire sera nul », a déclaré Netanyahu.

« C’est le résultat inévitable de la suppression automatique des limitations sur le programme nucléaire, permettant ainsi à l’Iran d’atteindre une capacité industrielle de qualité dans le processus de fabrication de la bombe nucléaire », a-t-il poursuivi.

« L’alternative à cette mauvaise entente n’est pas une guerre, l’alternative est un bon accord. Celui-ci peut être obtenu, mais il faut rester ferme et exiger les conditions nécessaires visant à assurer la sécurité de l’Etat d’Israël, la sécurité de la région et celle du monde », a-t-il souligné.

Le Premier ministre a répondu aux commentaires de la porte-parole de la Maison Blanche intérimaire, Marie Harf, qui a déclaré que le délai d’obtention de la capacité nucléaire des Iraniens serait proche de zéro d’ici 13 à 15 ans.

La tentative de « clarification » maladroite du point-presse, qui s’est déroulé dans la soirée de mardi, visait à contenir les retombées inévitablement négatives de l’entrevue accordée par le président Obama au NPR.

Le président américain avait alors déclaré qu’ « une peur pertinente » pouvait être ressentie lors de « l’année 13, 14, 15 » de l’accord. En effet, l’Iran aurait la technologie pour enrichir l’uranium plus rapidement et plus efficacement que pendant la première décennie de l’accord, qui, elle, réduit le breakout time [délai pour atteindre la capacité nucléaire] à
« presque zéro ».