Le président américain Barack Obama étudie la possibilité d’entamer une action diplomatique après les élections israéliennes pour relancer le processus de paix au Moyen-Orient pendant ses deux dernières années de présidence, annonce Haaretz vendredi.

Le journal a cité plusieurs hauts responsables de la Maison Blanche qui ont exprimé leur inquiétude au sujet de l’évolution négative des relations entre Israël et l’Autorité palestinienne et que la Maison Blanche cherchait une voie positive.

« Nous voudrions voir la formation d’un nouveau gouvernement en Israël avec une nouvelle vision sur cette question. Mais dans les un an et demi, deux ans qui restent à Obama à la Maison Blanche nous devrons travailler sur cette question car le temps joue contre nous », a déclaré un responsable à Haaretz.

« Nous voulons trouver le bon timing pour lancer une nouvelle tentative et essayer de promouvoir quelque chose sur la question israélo-palestinienne. Je n’arrive pas à croire que nous n’essaierons pas avant la fin 2016 », ajoute-t-il.

Le fonctionnaire a souligné que les relations diplomatiques entre Israël et l’AP se détérioraient, que l’animosité envers l’un envers l’autre avait considérablement augmenté depuis l’effondrement des pourparlers de paix en mars 2013.

Depuis ce temps, les Palestiniens ont de plus en plus cherché à défier Jérusalem sur la scène internationale – à travers leur requête pour obtenir la reconnaissance étatique au Conseil de sécurité des Nations unies ainsi que l’adhésion de l’AP à la Cour pénale internationale.

Cela a conduit Israël à retenir les recettes fiscales palestiniennes, qu’il recueille pour le compte des Palestiniens sur les marchandises transitant par ses ports.

À son tour, le conseil central de l’Organisation de Libération de la Palestine mis fin jeudi à la coopération sécuritaire entre l’Autorité palestinienne et Israël.

Il était difficile de savoir si l’administration Obama chercherait à faire progresser son plan de paix dans le cas où Benjamin Netanyahu resterait Premier ministre après l’élection du 17 mars.