Barack Obama, qui va quitter la Maison Blanche vendredi, a lancé un message d’espoir lors de sa dernière conférence de presse mercredi, rêvant d’un futur président américain « de toutes les origines » et évoquant souvent ses filles « extraordinaires » avec lesquelles il veut passer davantage de temps.

Voici ce message en trois points :

Pas ‘la fin du monde’

Les filles Obama, Sasha et Malia, « ont été déçues » par l’élection du républicain Donald Trump. « Elles ont fait attention à ce que leur mère a dit pendant la campagne et y ont cru parce que ça correspond à ce que nous essayons de leur transmettre à la maison », a expliqué leur père qui avait apporté son soutien à la démocrate Hillary Clinton.

Le président américain Barack Obama rejoint la candidate démocrate à la présidentielle Hillary Clinton après son discours à la Convention nationale démocratique au Wells Fargo Center à Philadelphie, en Pennsylvanie, le 27 juillet 2016. (Crédit : Mandel Ngan/AFP)

Le président américain Barack Obama rejoint la candidate démocrate à la présidentielle Hillary Clinton après son discours à la Convention nationale démocratique au Wells Fargo Center à Philadelphie, en Pennsylvanie, le 27 juillet 2016. (Crédit : Mandel Ngan/AFP)

« Mais ce que nous avons aussi essayé de leur enseigner c’est la résilience et (…) l’espoir, et que la seule chose qui est la fin du monde, c’est la fin du monde. »

« Donc, [quand] vous être démoli, vous vous levez, vous vous secouez et vous retournez au travail. Et cela a plutôt été leur attitude. »

« Je crois vraiment à ce pays. Je crois au peuple américain. Je crois qu’il y a plus de gens bons que de gens mauvais. Je crois que des choses tragiques se produisent. Le mal existe dans le monde mais en fin de compte, si on travaille dur, et si on est honnête avec ce qu’en soi-même on considère comme vrai et bon, alors le monde deviendra un peu meilleur à chaque fois. »

Un président ‘de toutes les origines’

« Nous allons voir des gens méritants se lever de toutes les races, de toutes les religions, et de n’importe quel coin du pays, parce que c’est la force de l’Amérique. »

« Si en fait nous continuons à offrir des opportunités à tout le monde, alors oui nous allons avoir une femme président, un président hispanique, un président juif, un président hindou. Qui sait [quel président] nous allons avoir ? Je suppose que nous aurons beaucoup de présidents de toutes les origines si bien que personne ne saura comment les désigner. Et ça me va. »

‘Mes filles, elles sont extraordinaires’

« Mes filles, elles sont extraordinaires. Et elles me surprennent et m’enchantent et m’impressionnent chaque jour de plus en plus à fur et à mesure qu’elles grandissent. »

Le président Barack Obama, son épouse Michelle Obama, et leur fille Malia après le dernier discours du président à Chicago, le 10 janvier 2017. (Crédit : Ronit Bezalel/Times of Israël)

Le président Barack Obama, son épouse Michelle Obama, et leur fille Malia après le dernier discours du président à Chicago, le 10 janvier 2017. (Crédit : Ronit Bezalel/Times of Israël)

« Et ces jours là quand on discute, on parle comme des parents à des enfants, mais on apprend aussi beaucoup d’eux. Et c’était vraiment intéressant de voir comment Malia et Sasha ont réagi » au résultat de l’élection le 8 novembre.

« Ce dont je suis vraiment fier (…) c’est qu’elles ne sont pas devenues cyniques ». « Elles ne sont pas parties du principe que, étant donné que leur parti n’avait pas gagné, (…) l’Amérique les rejetait ou rejetait leurs valeurs. »

« Elles ont, par ce qu’elles ont absorbé et par les conversations au dîner, apprécié le fait que c’est un grand pays et que la démocratie c’est compliqué, ça ne marche pas toujours comme on voudrait. »

« Mais si vous êtes engagés ou impliqués (…) il existe une décence fondamentale dans ce pays qu’elles doivent contribuer à élever. »

« En ce sens, elles représentent cette génération qui me rend vraiment optimiste. »

Après mon départ, a ajouté Obama, « je veux écrire. Je veux être un peu silencieux (…) et passer du temps avec mes filles », et aussi « m’assurer que ma femme (…) veuille bien me supporter un peu plus longtemps » que nos 25 ans de mariage.