Barack Obama a promis à Benjamin Netanyahu qu’il ferait aussi pression sur les Palestiniens afin de parvenir à un « accord-cadre » pour la paix, a déclaré un responsable américain au lendemain d’une rencontre entre le président et le Premier ministre israélien.

Ce responsable s’exprimant sous couvert de l’anonymat a précisé que le processus de paix israélo-palestinien avait dominé la conversation de plus de deux heures entre les deux responsables, lundi dans le Bureau ovale de la Maison Blanche.

Avant cette rencontre, et face aux journalistes, Obama avait appelé Netanyahu à prendre des décisions « difficiles » pour la paix mais ce dernier lui avait répondu que les Palestiniens n’avaient pas rempli leurs obligations.

Toutefois, a assuré le responsable à l’AFP, les discussions n’ont pas été aussi tendues que lors de précédentes rencontres entre les deux hommes.

Les pourparlers de paix, qui ont repris en juillet 2013 après quasiment trois ans d’interruption, sont censés déboucher d’ici au 29 avril sur un « accord-cadre » traçant les grandes lignes d’un règlement définitif sur les questions dites de « statut final »: les frontières, les colonies, la sécurité, le statut de Jérusalem et les réfugiés palestiniens.

Mais les discussions n’ont pas enregistré d’avancées concrètes et le secrétaire d’Etat John Kerry a fait savoir que les discussions se poursuivraient probablement au-delà de la date-butoir.

Lundi, Obama a insisté auprès de Netanyahu pour lui présenter le processus de paix comme une chance aussi bien pour lui que pour les Israéliens, selon le responsable.

Netanyahu, de son côté, a affirmé que le président palestinien Mahmoud Abbas devrait être prêt à faire des concessions pour que le processus se poursuive. M. Obama a déclaré qu’il ferait pression sur M. Abbas, qu’il recevra le 17 mars, selon la même source.

« Les Palestiniens ne vont pas s’en sortir comme ça », a-t-il expliqué.

Avant de voir Netanyahu, Obama, dans un entretien publié dimanche, avait prévenu que « si les Palestiniens arrivent à la conclusion qu’un Etat palestinien souverain et contigu n’est plus possible, alors notre capacité à gérer les conséquences internationales sera limitée ».

Mardi devant le lobby pro-israélien AIPAC à Washington, Netanyahu a réitéré son appel à Abbas de reconnaître Israël comme un Etat juif, une demande qualifiée de « déclaration unilatérale de fin des négociations » de paix par un dirigeant palestinien.