Le président américain Barack Obama s’est dit mercredi « profondément inquiet » face au conflit israélo-palestinien, lors de sa dernière conférence de presse avant de passer le pouvoir au républicain Donald Trump qu’il a mis en garde contre une situation potentiellement « explosive ».

« Je suis inquiet parce que j’estime que le statu quo est intenable, qu’il est dangereux pour Israël, mauvais pour les Palestiniens, mauvais pour la région et mauvais pour la sécurité aux Etats-Unis », a déclaré Barack Obama.

Evoquant son successeur Donald Trump, qui a promis d’installer l’ambassade américaine à Jérusalem dans un geste hautement controversé, il a mis en garde contre le fait de mener des « mouvements unilatéraux soudains » dans un « environnement explosif ».

Après avoir investi « beaucoup de temps, beaucoup d’énergie » dans le conflit israélo-palestinien, Barack Obama a dit craindre de voir disparaître la possibilité d’une solution à deux états.

« Je ne vois pas comment ce problème peut être résolu en faisant qu’Israël demeure à la fois un Etat juif et démocratique », a prévenu Barack Obama.

Le président américain Barack Obama après sa dernière conférence de presse présidentielle à la Maison Blanche, le 18 janvier 2017. (Crédit : Nicholas Kamm/AFP)

Le président américain Barack Obama après sa dernière conférence de presse présidentielle à la Maison Blanche, le 18 janvier 2017. (Crédit : Nicholas Kamm/AFP)

En l’absence d’un état palestinien, le président américain estime qu’Israël court le risque « d’étendre une occupation » pour finir par avoir des « millions des gens privés de droit » dans un seul état.

Vilipendé par Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, Barack Obama a justifié sa décision de laisser passer une résolution condamnant les implantations israéliennes au Conseil de sécurité de l’ONU par la nécessité « de tirer la sonnette d’alarme ».

« Les électeurs israéliens et palestiniens doivent comprendre que la fenêtre [pour une solution à deux états] est en train de se refermer », a t-il affirmé.