L’ancien Premier ministre Ehud Olmert a subi un interrogatoire lundi, au siège de l’Unité nationale des fraudes à Lod, pour des accusations d’entrave à la justice.

Olmert, condamné la semaine dernière pour corruption dans l’affaire Holyland, fait l’objet d’une enquête suite aux allégations de son ancienne assistante, Shula Zaken, qui l’accuse d’avoir tenté de la dissuader le mois dernier de se pourvoir en témoin de l’accusation.

Selon Zaken, l’ex-Premier ministre a tenté d’entraver les enquêtes sur les affaires Holyland et Rishon Tours.

Amir Dan, porte-parole de l’ancien Premier ministre, critique le timing et l’enquête de police.

« Nous attendions du [procureur de l’Etat]… un peu d’humanité », a déclaré Amir Dan à la Dixième chaîne.

« L’insistance de la police à enquêter sur Olmert à quelques jours seulement de sa condamnation, au moment où il devrait commencer à se préparer pour l’audience qui fixera sa sentence, vise à le briser à tout prix et à influencer indûment la peine. »

Olmert a été reconnu coupable de plusieurs chefs d’accusation de corruption passive la semaine dernière, dans le cadre du scandale immobilier Holyland.

Amir Dan a blâmé l’accusation de s’en prendre à Olmert dans une tentative de sauver la face, après que le tribunal a rejeté leur accord de plaidoyer avec Zaken avant le verdict la semaine dernière.

Zaken a tenté d’exploiter à son avantage les preuves en sa possession, dont des enregistrements attestant de tentatives d’obstruction à la justice de la part de son ancien patron à la mairie de Jérusalem.

Elle a proposé au ministère public de lui remettre ces éléments de preuve en échange d’un allègement de peine. Zaken a été reconnue coupable dans l’affaire Holyland aux côtés de Olmert et de plusieurs autres accusés.

Le juge David Rozen du tribunal de Tel Aviv, qui a condamné les accusés, a décidé de ne pas attendre ces preuves supplémentaires et a prononcé le verdict lundi dernier.