Ne demandez pas à Google si la Shoah a eu lieu. Car les réponses proposées pourraient vous emmener loin, très loin, dans les discours de la haine.

Le Guardian a remarqué avec frayeur que les résultats proposés par Google à la question (posée en anglais) : « la Shoah a-t-elle existé ? » offraient une majorité de contenus négationnistes ou injurieux.

Le premier site propose un « top 10 des raisons pour lesquelles la Shoah n’a jamais existé ».

Le même exercice effectué en français cette fois, vous emmène dès la première page de recherche dans les bras de Robert Faurisson et de différents sites négationnistes dénonçant « l’ignoble mensonge »…

Peut-être que de tels résultats peuvent sembler légitimes après une telle question ? Ce n’est pas l’avis de la journaliste qui a rédigé cet article en forme d’appel au réveil des consciences : « C’est un discours de haine. Ce sont des mensonges. C’est de la propagande raciste. Et Google dissémine cela. […] C’est notre Internet. Et nous devons prendre une décision : estimons-nous qu’il est acceptable de propager un discours de haine, de promouvoir des mensonges, alors que le monde devient de plus en plus sombre et trouble ?

Chez Google, si l’on déplore l’existence de tels discours « pas question de changer l’algorithme », ni de retirer les sites en question.

« Sauf s’ils contreviennent à la loi, » précise-t-on chez le géant américain qui, malgré sa considérable influence, ne se réfère qu’au seul sacro-saint Premier amendement américain garantissant la liberté d’expression. Google ignore ainsi les particularités légales des pays du reste du monde, qui utilisent le moteur de recherche plusieurs fois par jour.