Shula Zaken et ses associés, prétendent que l’ancien Premier ministre a tenté de l’impliquer dans l’affaire de corruption « Holyland » dans laquelle il est accusé, afin de détourner l’attention de ses accusations.

L’affaire Holyland est peut-être le plus gros scandale de corruption autour d’un projet de développement immobilier en Israël, dans lequel des dizaines de responsables de la ville de Jérusalem, y compris Olmert, sont accusés d’avoir accepté des pots-de-vin.

En vue de prolonger le permis de construction, les hommes d’affaires à l’origine du projet versaient des pots-de-vin aux responsables politiques.

Lors d’une audience à la Cour de district de Tel Aviv, l’avocat de Zaken, Ofer Bartal, a révoqué tous les chefs d’accusations selon lesquels, le témoin Shmuel Dachner, aujourd’hui décédé, aurait proposé un pot-de-vin à Zaken. L’avocat, a en effet plaidé que Schmuel Dachner avait au contraire tenté de corrompre Olmert directement.

« Dachner n’avait pas besoin des services de Zaken, en raison de son manque de pouvoir [politique] et du fait que Dachner a lui-même avoué qu’il avait payé des pots-de-vin à Ehud Olmert – l’employeur de Zaken, » a déclaré Bartal.

« Après avoir donné de l’argent à la personne faisant autorité, la corruption de Zaken aurait été un gaspillage d’argent. »

Bartel a ajouté qu’il ne prétendait pas que Zaken était complètement innocente dans l’affaire mais que sa responsabilité était mineure et qu’elle avait agi sous les ordres d’Olmert.