S’exprimant mardi devant le tribunal lors d’une audience pour déterminer sa peine dans l’affaire de corruption Holyland, l’ancien Premier ministre Ehud Olmert a fermement nié avoir accepté des pots de vin et déclaré qu’il ferait appel devant la Cour suprême pour faire rejuger l’affaire.

Olmert a été reconnu coupable le mois dernier de multiples accusations de corruption, aux côtés de neuf autres anciens hauts fonctionnaires et hommes d’affaires qui ont participé à l’élaboration d’un projet massif de logements à Jérusalem, intitulé Holyland, à l’époque où Olmert était maire de la ville, il y a plus de dix ans.

« Je n’ai jamais demandé et n’ai jamais reçu de pots de vin, ni directement ni indirectement, ni moi ni mes amis ni mes proches parents », a-t-il assuré au tribunal de district de Tel Aviv .

L’annonce de sa culpabilité est, selon lui, une « erreur fondamentale ».

Olmert a déclaré qu’il ferait appel devant la Cour suprême, car il pense qu’elle « essaiera de voir le tableau complet et arrivera à la conclusion que j’ai exprimée plus tôt, à savoir que je n’ai jamais demandé et n’ai jamais reçu de pots de vin. »

L’ex-Premier ministre a également déclaré qu’il était fier de son action en tant que maire de Jérusalem.

L’Etat a recommandé une peine de six ans et 1,3 million de shekels (environ 270 000 euros) d’amende à l’encontre de l’ancien Premier ministre.

Mais la dégradation sociale «grave et intolérable » qu’a subie Olmert dans les médias au cours des dernières années est une punition suffisante, a estimé l’un des avocats de l’ancien Premier ministre.

Il a également dénoncé Shula Zaken, l’ancienne secrétaire d’Olmert, qui s’est portée ​​témoin, pour créer « un cirque médiatique insupportable qui a considérablement nui à la procédure judiciaire. »

La condamnation d’Olmert sera rendue le 13 mai.