Ormat Technologies, une société créant des solutions énergétiques environnementales, a reçu le prix de l’Exportateur Israélien de l’Année 2013 lors d’une cérémonie qui s’est déroulée mardi 4 février à Tel Aviv, en présence du président Shimon Peres et du ministre de l’Economie Naftali Bennett, au cours de laquelle neuf autres entreprises ont reçu des « prix d’excellence dans le domaine des exportations ».

La notion de prix d’excellence rappelle les années 50, une époque où Israël était une économie émergente, et non pas une puissance high-tech comme c’est le cas aujourd’hui.

Mais pour Bennett, ces prix gardent toute leur place. L’économie israélienne est tournée vers l’exportation : plus grand sera le nombre d’entreprises qui exportent bien, mieux l’économie se portera.

« Je félicite ces compagnies pour leur esprit d’entreprise et leurs efforts afin de parvenir à des tels résultats. Ce n’est pas facile d’exceller dans le domaine des exportations. Ce qui caractérise tous les lauréats, c’est leur ‘chutzpah’ et leur volonté farouche de créer des emplois pour les Israéliens, » souligne-t-il.

Selon de nombreux dirigeants, cet esprit d’entreprise est particulièrement nécessaire aujourd’hui, en raison du haut niveau du shekel, qui handicape la capacité des entreprises israéliennes à exporter.

Les taux d’intérêt relativement élevés d’Israël attirent les placements en devises étrangères, ce qui renforce la valeur du shekel. Cette augmentation rend les ventes à l’étranger difficiles, car les exportateurs reçoivent moins de shekels pour des prix fixés dans des devises étrangères (généralement des dollars ou des euros) et sur lesquels ils se basent pour vendre leurs produits.

Illustration of shekels. (photo credit: Sophie Gordon / Flash 90)

Illustration de shekels (Crédit : Sophie Gordon / Flash 90)

C’est pourquoi, il est nécessaire pour les entreprises israéliennes de convertir plus de devises étrangères afin d’équilibrer leurs comptes, tandis que les dollars ou les euros détenus à l’étranger ne leur rapportent que peu de shekels.

La Banque d’Israël essaye d’enrayer la hausse du shekel par l’achat de devise étrangère et la réduction des taux d’intérêt. Mais jusqu’à présent, les effets de cette politique sont restés limités.

Le prix d’Exportateur Israélien de l’Année est décerné à des entreprises s’étant distinguées dans le domaine des exportations sur une période de plusieurs années, voire de plusieurs décennies, a annoncé le ministère de l’Economie.

Selon le ministère, Ormat est depuis plusieurs années un leader international dans l’installation de systèmes d’énergie géothermique dans le monde.

En plus d’être un exportateur de renom, Ormat est également à la pointe des technologies environnementales. L’entreprise, fondée il y a 40 ans, vend des systèmes électriques clés en main, sur le modèle du transformateur Ormat Energy – une unité de production électrique capable de convertir en électricité des sources de chaleur géothermique de faible, moyenne ou haute intensité.

Il y a plusieurs semaines, Ormat a annoncé avoir mené avec succès les travaux nécessaires à l’exécution du contrat d’achat d’énergie passé avec la société californienne Pacific Gas and Electric (PG&E), qui prévoit la livraison de plus de 7,5 mégawatts d’électricité à partir de la centrale électrique Mammoth G1, basée dans le comté de Mono.

En 2013, Ormat a rénové la centrale, construite en 1984, afin de pouvoir utiliser l’énergie géothermique à la place du gaz naturel.

« La construction de la centrale géothermique Mammoth G1 et le succès de l’opération commerciale avec PG&E est un autre exemple de la capacité d’Ormat d’apporter de la valeur ajoutée à des actifs opérationnels », a déclaré Yoram Bronicki, le PDG d’Ormat.

« En remplaçant l’équipement d’origine par les transformateurs Ormat Energy, nous avons déjà constaté une augmentation de l’efficacité de la centrale et nous nous attendons à une disponibilité accrue et à une réduction des coûts opérationnels et de maintenance. »

Bronicki a ajouté qu’il ne s’agissait que de l’un des nombreux travaux d’aménagement d’Ormat au cours des dernières années.

Ormat emploie 1 100 personnes, dont 600 aux Etats-Unis et est présent dans 24 pays, précise l’entreprise, ajoutant que sa technologie était protégée par au moins 82 licences.

Ormat, protégée par au moins 82 licences, emploie 1 100 personnes, dont 600 aux Etats-Unis et est présent dans 24 pays

Parmi les autres entreprises exportatrices récompensées figurent Conduit, qui propose aux développeurs mobiles une plateforme de développement d’applications ; Enzymotec, un fabricant de mélanges à base de lipides pour l’industrie alimentaire et le monde médical ; Abin Dental Implant Systems ; Moroccan Oil Limited, un fabricant de cosmétiques ; Aromor, un producteur d’arômes et de parfums ; H. Lavin Cosmetics ; et Amiad Watr Systems.

Chacune de ces entreprises réalise des chiffres d’affaires de plusieurs dizaines de millions de shekels à l’étranger et exportent la grande majorité de leur production.

Un prix spécial a été remis à Cisco, une entreprise non-israélienne, mais fortement implantée dans le pays. Spécialisée dans la vente de serveurs et de matériel réseau, la société a annoncé la semaine dernière qu’elle allait investir dans un centre de recherche et développement sur la cyber-sécurité, basé à Beer Sheva.

Cisco a reçu le prix de la Meilleure Multinationale en Israël. Le géant technologue est installé en Israël depuis 16 ans, où il emploie aujourd’hui 2 000 personnes et a déjà investi 6,5 milliards de dollars.

Dans son discours, Peres a affirmé que les prix ne concernaient pas simplement les réalisations passées des entreprises, mais aussi leurs accomplissements futurs.

« Aux côtés de tous les Israéliens, je vous témoigne de mon estime pour votre contribution à l’Etat d’Israël. En son nom et au nom de ses citoyens, je vous exprime notre profonde gratitude. Puissiez-vous continuer de grandir et de prospérer, et grâce à vous, Israël continuera également de grandir et de prospérer. »