La plus importante usine de dessalement dans la bande de Gaza, construite avec une aide internationale pour un territoire qui souffre d’une pénurie aigüe d’eau potable, a été partiellement ouverte jeudi.

La première partie de cette usine a été ouverte à Deir al-Balah dans le centre de la bande de Gaza et va fournir de l’eau potable à 75 000 habitants, a précisé Michael Köhler de la Commission européenne.

L’Union européenne a financé deux phases du projet en accordant une aide de 10 millions d’euros.

Avec l’achèvement de la deuxième phase, l’usine pourra fournir 12 000 m3 d’eau quotidiennement, permettant de subvenir aux besoins de 150 000 personnes, a précisé Robert Piper, coordinateur pour les Nations unies des questions humanitaires dans les Territoires palestiniens, sans mentionner de dates.

En 2012, un rapport de l’ONU avait prévenu que la surexploitation de l’unique nappe aquifère de la bande de Gaza pourrait provoquer des dommages irréversibles d’ici à 2020.

« Actuellement, 96 % de l’eau à Gaza est impropre à la consommation humaine », a affirmé M. Piper.

Plus de deux millions de personnes vivent dans la bande de Gaza.

« Des changements fondamentaux de la situation politique, économique, et sécuritaire à Gaza » nécessitent l’ouverture des frontières, a affirmé M. Köhler.

Des responsables de l’ONU ont appelé à maintes reprises à la levée des restrictions en vue d’améliorer les conditions de vie de la population.