Plus de 20 noms apparaissent dans la procédure concernant la filiale de recrutement de djihadistes depuis Nîmes pour la Syrie, dont le procès s’est ouvert en début de semaine, le 18 septembre, à Paris.

Les prévenus sont soupçonnés « d’association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme » ou « de financement d’une entreprise terroriste. »

Interpellé en juin 2014, avec Anas Ouhdif et Fatima El Khayari, Benoit Rousselin a expliqué par téléphone à une jeune femme que son rêve était de « se faire sauter dans un train » – des propos tenus « juste pour épater les filles » dira-t-il lors de son audition.

Il évoquera auprès de la même personne une tuerie « dans une synagogue » à Nîmes, « expliquant que les policiers et les Juifs sont plus faibles à Nîmes qu’à Paris », rapporte France 3.

Fatima El Khayari est accusé de financement d’entreprises terroristes pour avoir fait parvenir de l’argent à ses frères en Syrie.

« Anas Ouhdif, Benoît Roussillon , Mohamed Skalab et Djéson Bloner sont partis en Syrie combattre auprès de l’Etat islamique. Au cours des perquisitions, les enquêteurs ont retrouvé des fusils à pompes, des drapeaux de Daesh et des vidéos sur le maniement des armes », explique la chaîne publique.