Une Palestinienne est morte lundi soir après avoir inhalé des gaz lacrymogènes tirés par l’armée israélienne dans le camp de réfugiés palestiniens d’Aïda, près de Bethléem, a indiqué une source médicale palestinienne.

Contactée par l’AFP, l’armée israélienne a contesté cette information, estimant qu’il n’y avait pas de rapport entre la mort de cette femme et les opérations de ses troupes dans le camp.

Lundi soir, « l’armée a tiré des cartouches de gaz lacrymogènes à proximité de la maison de cette femme », qui souffrait de problèmes respiratoires et a commencé à se sentir mal après avoir inhalé les gaz, a indiqué à l’AFP la source médicale palestinienne.

Cette source a précisé que la Palestinienne, âgée de 45 ans, était « morte à son domicile ». Ses funérailles sont prévues mardi après-midi.

De son côté, une porte-parole de l’armée israélienne a déclaré que l’institution militaire avait « été informée de cet incident et avait déterminé, après vérifications, que la mort de cette femme n’était pas liée à l’utilisation lundi par ses troupes des moyens de dispersion, dont les gaz lacrymogènes ».

Depuis un peu plus d’un an, le camp d’Aïda est secoué quasi-quotidiennement par des heurts entre Palestiniens et forces de sécurité israéliennes.

En janvier, Saïd Nassar, un Palestinien de 85 ans, était mort à l’hôpital de Naplouse après avoir inhalé des gaz utilisés par les soldats israéliens pour disperser une manifestation près de sa maison à Kfar Qaddoum, dans le nord de la Cisjordanie, selon des sources palestiniennes.