La France s’est dite mercredi « préoccupée » par la situation du Franco-palestinien Salah Hamouri, en détention administrative en Israël depuis le 23 août, s’étonnant de ne pas avoir connaissance des charges retenues, et a « espéré » sa libération.

« Nous demandons que l’ensemble des droits de Salah Hamouri soient bien respectés et espérons sa libération. Nous demandons aussi que sa famille puisse lui rendre visite », a déclaré la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Agnès Romatet-Espagne.

« La France rappelle que l’utilisation abusive et systématique de la détention administrative porte atteinte au droit à un procès équitable et aux droits de la défense », a-t-elle ajouté.

« Salah Hamouri a été arrêté en mai 2005 après avoir été membre d’une cellule publique populaire qui prévoyait d’assassiner le rabbin Ovadia Yosef et de mener une attaque à la bombe à Jérusalem. Il a purgé une peine de prison jusqu’à décembre 2011, et a ensuite été libéré dans un accord d’échange de prisonniers, » a expliqué le Shin Bet au Times of Israel par courriel, via le service de presse du Premier ministre. Il s’agissait de l’échange de prisonniers palestiniens contre Gilad Shalit.

Emprisonné en Israël entre 2005 et 2011 après avoir été jugé coupable de tentative d’assassinat contre le rav Ovadia Yossef, et pour appartenance à des organisations politiques illégales, Hamouri a été de nouveau arrêté le 23 août par la police israélienne.

« Après sa libération de prison, il est retourné travailler au sein de l’organisation terroriste du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) et, malgré les avertissements qu’il a reçus des forces de sécurité, Hamouri a continué à opérer dans le cadre de l’organisation » explique le Shin Bet.

« À la lumière de cela, il a été arrêté ».

Le FPLP est considéré par la France et l’Union européenne comme une organisation terroriste.