Selon des sources policières, l’individu a inscrit ce mot sur des véhicules tous stationnés dans le 16e arrondissement de Paris, à proximité de la Porte de Saint-Cloud et du Parc des Princes, sur l’avenue du général Clavery et l’avenue Dode de la Brunerie, a rapporté Le Parisien.

Selon Metronews. la police française avait de gros soupçons sur le fait que l’auteur de ces tags avait déjà opéré auparavant.

En effet, l’homme d’une soixantaine d’années avait, avec sa femme Suzanne B., sexagénaire de confession juive, à deux reprises fait appel à la police pour signaler des actes antisémites.

En réalité, selon la police qui a effectué des tests d’écriture, il en était à l’origine.

« Le couple voulait changer de logement. On ne sait pas pourquoi car il vivait à deux dans 59m2. Il avait fait deux demandes à la RIVP [Régie immobilière de la Ville de Paris] qui ont été refusées. Il s’agissait peut-être d’une stratégie pour obtenir gain de cause, » rapporte une source proche du dossier citée par Metronews.

« De là à s’en prendre aux Juifs, de surcroît quand on sait que la femme du suspect est de confession juive, c’est surréaliste, » s’indigne un voisin interrogé par la même source.

Les tags ont été effectués à l’aide de peinture blanche.

Les inscriptions « rappellent celles que certains dénonciateurs inscrivaient pendant l’Occupation sur les magasins tenus par des juifs, » rappelle à juste titre Le Point.

Alain Jakubowicz, président de la Licra, est intervenu sur les ondes de RMC à ce sujet.

« C’est malheureusement dans l’air du temps. Ces tags qui sont manifestement antisémites. Ce mot de juif qui est employé à tort et à travers comme l’insulte suprême, » a-t-il souligné.

« Est-ce qu’on a visé particulièrement le 16e arrondissement et revenir toujours aux vieux poncifs des Juifs qui sont supposés avoir de l’argent. Pour l’instant, nous sommes plus dans l’interrogation qu’autre chose qui a motivé cet individu. En tout cas c’est le terme de juif qui a été employé. et j’imagine qu’il l’a employé à dessein, » a-t-il déclaré.

L’incident a déclenché de vives indignations sur les réseaux sociaux.

La veille, un homme avait été interpellé après avoir tenté de brûler un drapeau israélien devant le supermarché Hyper Cacher à Paris où quatre juifs avaient été tués par un djihadiste le 9 janvier, a-t-on appris de source policière.

L’homme, âgé de 38 ans et connu de la police, selon celle-ci, pour des affaires de « destruction volontaires », a été interpellé « en flagrant délit » par des policiers puis placé en garde à vue.

Il a depuis été placé en infirmerie psychiatrique de la préfecture de police de Paris, « ne paraissant pas jouir de toutes ses facultés mentales », selon des sources policières.