Le premier jour à Amman, le 24 mai, lorsqu’il arrivera au stade pour célébrer la messe, « le pape fera un tour dans la foule dans sa jeep découverte, comme ici dans les audiences générales hebdomadaires » sur la place Saint-Pierre, a expliqué le père Federico Lombardi lors d’une conférence de presse.

A Bethléem, le deuxième jour, le pape se rendra aussi « dans sa voiture découverte » au Palais présidentiel à la place de la Mangeoire pour la messe, a-t-il dit. Il y sera accueilli par une foule de Palestiniens, notamment chrétiens.

Par contre, tous ses autres déplacements se feront soit en hélicoptère –d’Amman à Bethléem et de Bethléem à Tel Aviv, puis de Tel Aviv à Jérusalem–, soit en voiture fermée mais non blindée.

Aucune grande messe publique n’est prévue à Jérusalem.

Interrogé sur les nombreux lieux que François ne visitera pas -en particulier la Galilée-, le porte-parole a reconnu qu' »il y avait eu bien sûr de très nombreuses demandes » non satisfaites.

« C’est un programme approuvé par lui. Je ne peux pas à imaginer quels changements il pourrait y avoir, je ne m’attends pas à des surprises », a dit le père jésuite, alors que le pape argentin a montré parfois un sens de l’improvisation.

Au total 14 discours, « brefs et forts » prononcés en italien, et une vingtaine de lieux visités sont prévus.

Le porte-parole a révélé que François, comme ses prédécesseurs, glisserait un message dans le Mur des lamentations.

« Soit il glissera une enveloppe fermée, soit une feuille ouverte, ce qui signifiera que son message peut être connu », a-t-il dit.

Interrogé sur les actes de vandalisme antichrétiens de certains juifs ultra-orthodoxes, le père Lombardi a assuré que la visite « se déroulerait néanmoins dans un climat serein ». « Je condamne ces actes de vandalisme, et les autorités (israéliennes) sont toutes d’accord pour affronter ce problème ».

Ce problème concerne notamment le Cénacle, lieu du dernier repas du Christ. Le pape, comme Jean Paul II, a décidé d’y célébrer une messe. Or pour les ultra-orthodoxes, ce même lieu est sacré car il abrite la tombe du roi David.

Face aux interrogations sur une « fatigue » du pape François, 77 ans, et l’annulation d’une visite dans une paroisse de Rome dimanche prochain, le père Lombardie s’est voulu rassurant: « on doit en prendre acte avec sérénité. Une visite de paroisse est quelque chose de prenant. Ce signe ne doit pas être jugé alarmant ».