Israël est habituellement absent des cartes, les villes israéliennes sont dites être en Palestine, les martyres sont célébrés, et il n’y a pas une seule mention de l’Holocauste dans plus de 70 manuels scolaires officiels de l’Autorité palestinienne (AP), a annoncé mardi la radio publique israélienne.

Le correspondant pour les affaires palestiniennes de la radio publique, Gal Berger, a déclaré qu’il avait étudié des manuels scolaires pour les classes du CP à la Terminale sur un nombre variés de sujets, dont l’histoire, la géographie et les études islamiques, et a trouvé ce qu’il a indiqué être un effacement systématique de l’existence d’Israël.

« Dans les manuels de l’AP, a-t-il dit, il n’y a pas d’éducation vers deux états ou un Etat palestinien [aux côtés d’Israël] dans les lignes de 67. »

Dans les livres d’histoire palestiniens pour le lycée, il y a des chapitres entiers dédiés à la Seconde Guerre mondiale mais aucune mention de l’Holocauste, a annoncé Berger. « Pour un étudiant dans ce système [scolaire palestinien], a déclaré Berger, c’est comme si l’Holocauste n’était jamais arrivé. »

Dons son examen des manuels d’études islamiques, Berger a trouvé des extraits qui célébraient les martyres, y compris un manuel de CM1 qui invite les enfants à écrire sur le martyre palestinien de leur choix.

Il a posté sur son compte Twitter une photo d’une page d’un livre d’études islamiques de 3°, dont il a dit qu’elle constituait un éloge des martyres. La page commence avec un verset coranique qui ordonne aux musulmans de tuer ou d’emprisonner les non croyants. Si un musulman doit mourir dans le processus, dit le verset, « Dieu n’éloignera pas son travail […] et l’admettra au paradis ». L’interprétation du manuel du verset, a dit Berger, affirme que les martyres « auront les plus hautes places au parades, avec les prophètes et les messagers. »

Le sujet du paradis et de la division entre les croyants (musulmans) et les non croyants transpire des manuels, selon Berger. Par exemple, dans un manuel, il est écrit que la Palestine sera la ligne de front entre les musulmans et les infidèles.

Dans un jardin d'enfants, des garçons palestiniens jouent avec des jouets en forme d'armes. Une photographie de Yasser Arafat est situé au fond de la scène. En Cisjordanie, juin 2015. (Crédit : capture d'écran MEMRI)

Dans un jardin d’enfants, des garçons palestiniens jouent avec des jouets en forme d’armes. Une photographie de Yasser Arafat est situé au fond de la scène. En Cisjordanie, juin 2015. (Crédit : capture d’écran MEMRI)

L’abolition physique d’Israël commence tôt, avec des dessins dans les manuels de CP montrant des magasins en Palestine – dont une pharmacie à Safed, un supermarché à Haïfa et un magasin de bonbons à Beer Sheva, a annoncé Berger. (Les trois villes sont en Israël.) Cela « continue comme ça dans les différentes classes, » a noté Berger.

Berger a également cité un article de compréhension de lecture dans un manuel de géographie de 5°, dans lequel des villes israéliennes comme Haïfa, Beer Sheva, Jaffa, Safed, Ashdod et Ashkelon sont dites être des villes célèbres de Palestine.

Dans une photo du manuel publié sur son compte Twitter, Berger a également montré une question vrai/faux qui dit : « La surface de la Palestine est de 27 027 km² ». La réponse, « vraie », considère que la Palestine englobe complètement Israël.

L’incitation [à la haine] depuis le système scolaire de l’AP est souvent citée, notamment par le Premier ministre Benjamin Netanyahu, comme une cause de la vague de violence et de terrorisme palestiniens contre Israël.

Berger a déclaré mardi qu’il avait vérifié les manuels pour voir s’il y avait une base à cette affirmation. « C’est important la façon dont vous définissez ce que vous voulez dire par incitation » a-t-il dit mardi en présentant ses découvertes à la radio publique israélienne. « Est-ce que les manuels appellent ouvertement à des attaques contre des Israéliens ou des juifs ? Vous ne trouverez pas cela, » a-t-il dit. Cependant, a dit Berger, les manuels scolaires posent une fondation idéologique qui peut mener un jeune Palestinien à mener une attaque.

Gal Berger (Crédit : Facebook)

Gal Berger (Crédit : Facebook)

Citer mot pour mot des versets coraniques possiblement incendiaires n’est pas le problème, a-t-il affirmé. Plutôt, a-t-il dit, l’incitation provient de l’interprétation consacrée par l’état du verset dans lequel on dit aux martyres qu’ils iront au paradis.

Ashraf al-Ajami, un commentateur politique et ancien ministre palestinien des Affaires des prisonniers, a répondu que les cartes en Israël ne montrent pas les frontières de l’Etat, ou ne marquent pas de distinction entre les territoires à souveraineté israélienne et les régions prises pendant la guerre de 1967.

« Si vous demandez à n’importe quel enfant de Cisjordanie ce qu’est la Palestine, il va dire la Palestine et la bande de Gaza », pas Israël, a déclaré Ajami pendant un entretien avec la radio publique israélienne.

Ajami a également déclaré que tous les manuels scolaires étaient lus par des représentants de l’Union européenne, qui cherchent tout signe d’incitation [à la haine].

Le ministre de la Science, de la Technologie et de l’espace (Likud), Ofir Akunis, a déclaré à la radio publique israélienne qu’il était « absolument certain » d’un lien entre l’éducation de l’AP et la vague actuelle d’attaques, et que « pas un jour ne se passait » sans que l’AP n’incite [à la violence] contre Israël.