Israël a le quatrième taux le plus élevé en ce qui concerne la pauvreté des enfants dans les pays développés, selon un rapport de l’UNICEF publié lundi.

Le Fonds pour l’enfance des Nations unies a constaté que la pauvreté des enfants en Israël a augmenté de 35,1 % à 35,6 % entre 2008 et 2013, classant Israël derrière la Grèce (40,5 %), la Lettonie (38,2 %) et l’Espagne (36,3 %).

Le rapport, intitulé « Les enfants de la récession : l’impact de la crise économique sur le bien-être dans les pays riches » a révélé que le nombre total d’enfants vivant dans la pauvreté a augmenté de 2,6 millions dans les 41 pays étudiés depuis la récession mondiale en 2008, selon les estimations, touchant 76,5 millions de personnes dans le monde développé.

L’étude note que le taux de pauvreté des enfants est déjà élevé en Israël, et attribue la hausse marginale de 0,55 % de ces dernières années aux coupes budgétaires dans les allocations familiales.

Les chercheurs ont également constaté qu’Israël possède le taux le plus élevé de jeunes adultes de 15-24 ans qui ne sont ni dans le système éducatif, ni employés, ni formés, soit 30,7 %. Cependant, le service militaire obligatoire en Israël contribue très probablement à ce chiffre.

« Ce rapport apparaît comme un clair avertissement pour Israël, » a fait savoir Jonny Cline, le directeur exécutif de l’UNICEF Israël à Yediot Aharonot mercredi.

« Nous devons centrer notre attention sur les enfants afin d’éviter toute détérioration supplémentaire de la situation et apporter des changements à long terme », a-t-il ajouté.

Sur les 41 pays étudiés, 23 ont enregistré des hausses considérables au niveau du taux de pauvreté des enfants, surtout dans la région méditerranéenne.

L’UNICEF a qualifié l’impact de la récession sur les enfants de « grand bond en arrière » et recommandé aux pays de l’OCDE d’adopter des plans de relance économique et d’augmenter les dépenses publiques pour contrer l’augmentation du taux de pauvreté infantile.

« Les problèmes ne sont pas terminés pour les enfants et leurs familles, et cela peut bien prendre des années pour que beaucoup d’entre eux puissent revenir aux niveaux de bien-être d’avant-crise. L’absence de franche réponse posera de nouveaux risques à long terme, » conclut le rapport.