La Chine et l’Iran ont défendu lundi à Pékin l’accord international sur le nucléaire iranien, alors que le président américain élu, Donald Trump, a promis de « déchirer » ce compromis obtenu l’an dernier par l’administration Obama.

La mise en oeuvre de l’accord est « un devoir pour toutes les parties » et « ne doit pas être affecté par des changements de la situation intérieure des pays concernés », a déclaré le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, en recevant son homologue iranien, Mohammad Javad Zarif.

L’accord, paraphé en juillet 2015, a été négocié entre l’Iran et le groupe 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne).

Le président américain sortant, Barack Obama, a joué un rôle majeur dans sa conclusion, mais son futur successeur Donald Trump a promis lors de sa campagne de démanteler ce règlement international, qualifié de « pire accord jamais négocié ».

Le Congrès américain a par ailleurs approuvé la semaine dernière une prolongation de 10 ans des sanctions contre l’Iran, des sanctions qui ne sont pas liées au dossier nucléaire. Le président Obama devrait les promulguer rapidement.

Téhéran considère que ces sanctions contredisent l’esprit de l’accord sur le nucléaire.

« Nous ne laisserons aucune partie prendre des mesures qui violeraient l’accord sur le nucléaire », a déclaré M. Zarif lors d’une conférence de presse conjointe avec M. Wang.