Le président israélien Simon Peres a estimé lundi que le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas était « sérieux » dans la recherche de la paix après ses déclarations sur la question des réfugiés.

Lors d’une rencontre rare avec 250 étudiants israéliens dimanche en Cisjordanie, M. Abbas a dit qu’il ne cherchait pas à « inonder Israël avec des millions de réfugiés » palestiniens et qu’il n’y avait pas besoin de « re-diviser » Jérusalem pour permettre l’établissement d’une capitale palestinienne dans le secteur oriental, occupé et annexé, de la ville.

Ces deux questions font partie des dossiers épineux des difficiles négociations de paix sous médiation américaine, censées s’achever fin avril.

« Israël et les Palestiniens mènent des négociations de paix. Les commentaires d’Abou Mazen [Mahmoud Abbas] hier attestent de son sérieux dans la recherche de la paix », a dit M. Peres, selon un communiqué de son bureau.

« J’ai été content de l’entendre dire cela, mais bien sûr, aucune décision n’a encore été prise et c’est difficile », a-t-il ajouté au début d’une rencontre à Jérusalem avec le président péruvien Ollanta Humala.

Les Palestiniens exigent qu’Israël reconnaisse le principe d’un droit au retour des réfugiés, tout en assurant être prêts à une application qui ne « créerait pas une crise existentielle pour Israël ».

Israël affirme qu’une telle reconnaissance ouvrirait la voie à un retour massif, entraînant une menace démographique pour son « caractère juif et démocratique ».

Durant leur entretien, MM. Peres et Humala ont évoqué le processus de paix israélo-palestinien et les moyens de renforcer la coopération dans les domaines économique, scientifique et de l’agriculture entre les deux pays, selon le communiqué.

Israël a été accepté la semaine dernière comme Etat observateur dans l’Alliance pacifique, un bloc commercial regroupant le Chili, la Colombie, le Mexique et le Pérou, quatre pays latino-américains à croissance rapide, et visant à créer les conditions du libre-échange entre ses membres, mais aussi à ouvrir ces pays sur les marchés de la région Asie-Pacifique.