Le président sortant israélien Shimon Peres a salué jeudi la formation du gouvernement d’union palestinien, se démarquant à nouveau du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

« L’idée d’un gouvernement est bonne », a déclaré M. Peres à la chaîne de télévision internationale israélienne i24news. Il doit quitter ses fonctions le 28 juillet après l’élection mardi de son successeur Reuven Rivlin, un faucon nationaliste.

« Le Hamas ne fait pas partie du gouvernement et il est clair que s’il avait fait son entrée dans ce gouvernement personne ne l’aurait soutenu », a souligné M. Peres.

« Le Hamas doit dire non au terrorisme. Ils sont si pauvres, pourquoi dépensent-ils tant dans les armes ? Nous avons quitté Gaza (en 2005: ndlr), ils sont libres, indépendants, pourquoi continuent-ils de tirer ? Que veulent-ils ? », A-t-il ajouté, selon la transcription de son interview qui sera diffusée jeudi soir.

Le nouveau gouvernement palestinien résulte de l’accord de réconciliation signé le 23 avril entre l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) et le Hamas pour mettre fin à la division politique depuis 2007 entre la Cisjordanie, dont l’Autorité palestinienne administre les zones autonomes, et bande de Gaza, contrôlée par le mouvement islamiste et sous blocus israélien.

La réaction du président Peres tranche avec les condamnations répétées de Benjamin Netanyahu, dont le gouvernement a relancé massivement les implantations en guise de représailles à l’intronisation du nouvel exécutif palestinien.
Ce dernier a obtenu le soutien conditionnel de la communauté internationale, y compris des Etats-Unis, au grand dam d’Israël qui a accusé son allié américain de « trahison ».