La reconnaissance automatique du permis de conduire français en Israël, réclamée au haut et fort par l’ensemble des associations francophones israéliennes et sujet de campagne des élections de la 8e circonscription des Français de l’étranger pourrait connaître un dénouement positif d’ici un mois, selon le bureau du Premier ministre.

Le porte-parole du gouvernement israélien a annoncé le 26 juin, que « lors d’une réunion du cabinet ministériel, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a demandé aux professionnels du secteur des transports de reconnaître la validité des permis de conduire des immigrants français dans un délai d’un mois ».

La formulation est claire, et le fait que le Premier ministre demande publiquement au secteur des transports de travailler rapidement à la validation du permis français peut laisser espérer une issue rapide à ce dossier rendant parfois plus difficile l’intégration des olim de France.

Le communiqué ajoute que « le directeur général du ministère des Transports est chargé de coordonner le sujet ».

A l’heure actuelle, un nouvel immigrant peut conduire en Israël en utilisant son permis de conduire étranger valide pendant un an. Passé ce délai, il doit se soumettre à un examen pratique de conduite pour obtenir l’équivalence israélienne.

Sammy Ghozlan en charge du BNVCA à son domicile à Netanya, en octobre 2015 (Crédit : Ricky Ben David/Times of Israel)

Sammy Ghozlan en charge du BNVCA à son domicile à Netanya, en octobre 2015 (Crédit : Ricky Ben David/Times of Israel)

Un examen parfois difficile à obtenir et qui, selon Sammy Ghozlan, président du BNVCA donnerait lieu à des demandes abusives de la part des auto-écoles israéliennes.

Daphna Poznanski-Benhamou, candidate malheureuse à la législature de la 8e circonscription des Français de l’étranger avait remis le sujet sur la table lors de sa campagne, accusant le député sortant Meyer Habib de n’avoir pas fait avancer le dossier.

Les négociations précédentes auraient été interrompues « parce que l’Union européenne [était] en train de revoir ses critères » expliquait pour sa part Florence Drory, candidate LREM battue au second tour des législatives par Meyer Habib. Le nouveau député avançait alors les mêmes raisons pour justifier la stagnation du dossier.

Contacté par le Times of Israel Eran Guterman attaché de presse de l’ambassade de France en Israël déclare comprendre « que les autorités israéliennes travaillent pour une reconnaissance unilatérale ». Ce qui pourrait avoir pour conséquences d’accélérer le processus, ralenti par la pause imposée indirectement par l’UE.

Autre bonne nouvelle sur un sujet proche, Ron Paz, directeur du département de la presse étrangère auprès du Premier ministre israélien, annonce que les journalistes étrangers pourront convertir leur permis en permis israélien, à la seule condition qu’ils résident en Israël depuis un an.