Le groupe anglo-néerlandais Shell a signé mercredi à Téhéran des protocoles d’accord dans le secteur pétrolier et gazier, en vue de développer d’importants gisements en Iran, a constaté un journaliste de l’AFP.

Ces protocoles vont permettre à Shell d’explorer les possibilités de production des champs pétroliers d’Azadegan-Sud et de Yadavaran, situés dans le sud-ouest de l’Iran.

Ils portent également sur l’exploitation offshore d’un champ gazier de l’île de Kish, située dans le Golfe (sud).

En octobre, les autorités iraniennes avaient estimé entre 10 et 12 milliards de dollars le montant de l’extension du champ pétrolier d’Azadegan-Sud seul.

Hans Nijkamp, vice-président de Shell, a affirmé lors de la cérémonie de signature à Téhéran que ce protocole permettait « d’ouvrir un nouveau chapitre » pour son groupe en Iran.

« Les marchés internationaux restent sous pression, mais la République islamique (d’Iran) apporte de la stabilité à l’approvisionnement énergétique mondai » et ces accords sont « également (bénéfiques) à la santé économique du pays », a-t-il ajouté.

Avant la cérémonie de signature entre Shell et la compagnie pétrolière nationale NIOC, un responsable du ministère iranien du Pétrole avait annoncé à l’AFP que la compagnie française Total signerait également des accords préliminaires, puis s’était rétracté.

Total avait signé début novembre à Téhéran un accord de 4,8 milliards de dollars pour l’exploitation en Iran du grand champ gazier Pars-Sud, devenant la première grande compagnie occidentale du secteur pétrolier et gazier à revenir dans ce pays depuis la levée des sanctions internationales en janvier.

Ce retour en Iran de grands groupes étrangers, rendu possible par l’accord nucléaire conclu mi-2015 entre Téhéran et six grandes puissances, a été critiqué par certains acteurs économique iraniens.

Le dirigeant d’un important groupe économique sous contrôle des Gardiens de la révolution, l’armée d’élite iranienne, avait ainsi qualifié fin octobre de « honte » le fait qu’un secteur comme le pétrole puisse dépendre d’entreprises étrangères.