Davantage de soldats combattants et d’officiers de l’armée israélienne sont issus d’écoles secondaires religieuses, pas nécessairement celles des implantations, comparées aux écoles laïques. Ces écoles occupent 7 places sur 10, dans un classement publié mardi par l’armée.

Quatre de ces écoles font partie du mouvement Bnei Akiva.

Bien que l’école la mieux classée soit située dans l’implantation de Sussiya, au sud de Hébron, la plupart des autres écoles sont situées à l’intérieur de la Ligne Verte.

De plus, sur l’ensemble des conseils régionaux qui figurent dans ce classement pour les soldats, filles et garçons confondus, un seul est situé en Cisjordanie. Il s’agit du Gush Etzion, à la huitième place.

Cette donnée semble contredire l’idée selon laquelle les implantations de Cisjordanie fournissent de nombreuses recrues combattantes.

Des soldats de la Brigade Kfir de Tsahal lors d’un entraînement dans la vallée du Jourdain, le 28 novembre 2017. (Crédit : Judah Ari Gross / Times of Israel)

L’implantation de Maalé Adumim, près de Jérusalem, occupe la treizième place sur vingt, sur le nombre de combattants originaires issus de cette localité, et les autres villes sont à l’intérieur des lignes de 67.

En ce qui concerne les recrues féminines, la seule ville de Cisjordanie qui figure au classement est Ariel, à la dix-huitième place.

Ces chiffres sont issus des classements annuels effectués par l’armée sur les conseils municipaux et régionaux, les villes et les écoles desquelles sont issus les plus hauts pourcentages de soldats combattants ou d’officiers.

La plupart des villes en haut du classement sont situées dans le centre du pays. La ville qui compte le plus grand nombre de combattants et d’officiers hommes est Givat Shmuel, et Ness Tziona compte le plus grand nombre de femmes combattantes et officiers.

Des Israéliennes servant dans le bataillon Caracal, en novembre 2007. (Crédit : Yoni Markovitzki/unité des porte-paroles de l’armée israélienne/Flash90)

Les trois plus grandes villes du pays, à savoir Jérusalem, Tel Aviv et Haïfa, sont absentes du classement.

Jérusalem abrite une large communauté ultra-orthodoxe et de nombreux résidents arabes, qui n’effectuent pas de service militaire. Haifa compte également une importante communauté arabe.

Dimanche, l’armée a fait savoir qu’elle avait raté de 20 % l’objectif de recrues ultra-orthodoxes fixé par le gouvernement. Cependant, l’an dernier, l’armée à enregistré un nombre record de recrues féminines, avec 2 700 soldates dans les unités combattantes. Cela correspond à cinq fois les effectifs de 2012, où seule 547 femmes étaient combattantes.

Le service militaire est obligatoire pour tous les citoyens israéliens, y compris les Druzes et les Bédouins, âgés de plus de 18 ans. Les Arabes en sont exemptés mais peuvent servir s’ils le souhaitent (ce qui reste assez rare). Il existe des aménagements spéciaux pour la communauté ultra-orthodoxe.

Le service militaire dure 32 mois pour les hommes, et 24 pour les femmes.