Le Canard Enchaîné a révélé l’arrivée de Philippe Vardon aux manettes de la stratégie électorale de Marine Le Pen à quelques jour de l’élection. Perdant un demi-point par semaine dans les sondages, la présidente du FN a fait appel au cofondateur du Bloc identitaire pour « droitiser » et durcir ses discours afin de colmater les brèches.

Un cadre frontiste se confie ainsi à l’hebdomadaire satirique : « Ça faisait deux semaines qu’on alertait Nanterre (le siège du FN), ils étaient là à penser à leur campagne de second tour, sans voir que tous les clignotants étaient au rouge ! Perdre un demi-point tous les 5 jours, ça aurait dû nous faire réagir plus tôt ».

Lors du dernier meeting parisien du Zenith, la réaction a été retour à l’alpha et l’oméga du discours frontiste : l’insécurité et l’immigration.

On doit ce revirement au conseiller régional Paca, proche de Marion Maréchal Le Pen, Philippe Vardon, ancien d’Unité radicale, une « organisation politique dissoute après l’attentat manqué contre Jacques Chirac le 14 juillet 2002, » rappelle Francetvinfo.

Mis à la porte du Rassemblement Bleu Marine par Gilbert Collard en 2013, qui n’apprécie pas le profil extrême du personnage, Vardon se distingue par une manière violente (menaces, gifles selon des témoins) de s’imposer politiquement.

Le 8 décembre dernier rappelle le site d’informations, « Christian Estrosi brandit une image qui le montre en train d’entonner un chant néo-nazi du groupe Evil Skins, en 1998.

« Cela fait trois mois que je demande l’exclusion de Philippe Vardon. » tonne l’élu, qui a fait du combat contre le FN une priorité en PACA.