Vanté, décrypté, le système d’innovation israélien, véritable locomotive de la croissance du pays, continue de gagner en popularité. Notamment auprès du patronat français qui lorgne avec envie les 4.6 points de croissance de l’Etat hébreu.

Lors du colloque annuel du Technion à Paris le 6 décembre dernier Pierre Gattaz, président du Medef, a déclaré au Point-Tech vouloir augmenter « le partenariat avec Israël » dans le but de s’inspirer de son « modèle d’innovation basé sur l’innovation, le numérique, et le fait que les entreprises travaillent en symbiose avec toute la sphère académique et le gouvernement, pour faire face aux grandes mutations du monde ».

Un modèle qui trouve son efficacité en valorisant « de manière rapide la recherche fondamentale à la recherche appliquée (…) et en créant des applications qui sont rapidement industrialisables et commercialisables » résume Muriel Touaty directrice de l’association Technion-France.

A ce jour, Israël investit 4,65 % de son PIB en recherche et développement, taux le plus élevé des pays de l’OCDE.

Mais, pour Muriel Touaty, si la France ne pèche pas dans le domaine de la recherche, elle pourrait davantage s’inspirer d’Israël et de sa capacité à trouver des applications commercialisables de ses découvertes scientifiques.