L’envoyé spécial de la France pour son initiative de paix visant à renouveler les discussions de paix israélo-palestiniennes rencontrera cette semaine des officiels à Ramallah et à Tel Aviv, a annoncé samedi l’envoyé palestinien en France.

L’ambassadeur Salman al-Harfi a confirmé à l’agence de presse palestinienne Maan que Pierre Vimont rencontrerait des officiels israéliens et palestiniens pour discuter des préparations d’un sommet international pour la paix afin de renouveler les négociations de paix au point mort.

Le sommet devrait avoir lieu en juin ou juillet, malgré les plaintes israéliennes qui affirment que les négociations de paix devraient prendre la forme de discussions directes.

Avant de visiter la région, Vimont assistera au 5e sommet islamique extraordinaire sur la Palestine et Al-Quds (Jérusalem), qui commence dimanche à Jakarta, la capitale indonésienne.

Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas assistera également au sommet, intitulé « S’unir pour une solution juste et durable ».

Rencontre entre le dirigeant palestinien Mahmoud Abbas et le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius au Caire le 18 juillet 2014. (Crédit : AFP / PPO / Thaer Ghanem)

Rencontre entre le dirigeant palestinien Mahmoud Abbas et le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius au Caire le 18 juillet 2014. (Crédit : AFP / PPO / Thaer Ghanem)

Pendant son voyage, l’envoyé spécial rencontrera également des officiels arabes et internationaux pour discuter du cadre d’une réunion qui aura lieu en avril prochain pour établir l’agenda de la conférence.

La réunion d’avril est destinée à un groupe de soutien international composé de puissances mondiales comme les Etats-Unis, la Russie, la Chine, la France et le Royaume-Uni, ainsi que du « quartet arabe », l’Arabie saoudite, le Maroc, la Jordanie et l’Egypte. Aussi, le Brésil, le Japon, l’Allemagne, l’Afrique du sud et l’Inde assisteront aussi à la réunion de soutien. Ni les Palestiniens, ni les Israéliens, n’assisteront à la réunion d’avril.

Harfi a souligné qu’Israël n’avait pas encore confirmé sa position officielle sur la conférence, mais que le soutien international important permettrait de faire avancer l’initiative quelle que soit la position de Jérusalem, selon Maan.

Le bureau du Premier ministre n’a pas répondu à une demande de commentaires.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait auparavant rejeté la proposition de la France, déclarant que l’ultimatum posé par Paris, à savoir, que la France reconnaitrait un Etat palestinien sur les discussions échouaient, était « mystificateur » et contre-productif, affirmant qu’il ne donnait aux Palestiniens aucune motivation pour faire des compromis.

Jérusalem a également maintenu que des discussions directes étaient nécessaires pour aboutir à un accord.

En janvier, le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius avait annoncé le projet de Paris pour une conférence internationale destinée à « apporter la solution à deux États » en vue de mettre fin au conflit israélo-palestinien.

Le Hamas a rejeté mercredi dernier la proposition de la France.

« L’initiative est une tentative de stopper l’actuelle intifada de Jérusalem et d’annuler les droits palestiniens à Jérusalem et le droit au retour, » a déclaré dans un communiqué le groupe islamiste, qui dirige la bande de Gaza.

Le communiqué du Hamas a été publié à la suite de remarques mardi dernier du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, qui a exprimé l’espoir que l’initiative française puisse mener à une solution du même type que les négociations historiques de l’accord nucléaire iranien.