En vertu des nouvelles réformes, un nombre sans précédent d’élèves israéliens seront acceptés aux universités israéliennes sans avoir à se soumettre à l’examen controversé et standardisé des psychométriques, a déclaré le ministre de l’Éducation Shai Piron.

« Un élève sur trois sera accepté à l’université sans psychométriques », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse, ajoutant que les étudiants seront admissibles dès l’année prochaine, uniquement sur la base de leurs notes en école secondaire, même s’ils ont obtenu leur bac avant l’entrée en vigueur des nouvelles réformes.

Auparavant, les universités faisaient la moyenne des notes et du score aux psychométriques pour les demandes d’admission. Dans le nouveau système, les étudiants ne sont tenus de soumettre qu’un des deux résultats, manifestement le plus élevé.

« L’examen psychométrique n’a pas de statut juridique », pointe Piron. « Il fait irruption dans nos vies sans aucun débat public. »

Les tests psychométriques ont été maintes fois critiqués et jugés jouer en faveur des étudiants israéliens, par rapport aux Arabes. Certains dénoncent également les dépenses de temps et d’argent qu’ils occasionnent, beaucoup d’élèves suivant des cours de préparation d’une année à l’examen, contre des milliers de shekalim.

Dans le cadre de la réforme, les universités seront également appelées à collaborer avec l’Autorité nationale d’évaluation éducative pour rédiger de nouveaux examens, plus cohérents, fiables et conformes aux normes académiques universitaires.

Les étudiants auront également moins d’examens de fin d’études et s’y soumettront plus tard – seulement en Première et Terminale – afin de tenir compte des évaluations alternatives, telles que des projets de recherche, qui représentent 30 % des résultats de fin d’études secondaires.

L’initiative veut aussi remédier au temps disproportionné que les enseignants consacrent aux examens.

Le président du Conseil du Haut enseignement, Pr Manuel Trajtenberg, salue les réformes, les qualifiant de « mouvement courageux, juste et crucial » qui comblera le fossé entre les élèves et l’enseignement supérieur.
Donner plus de poids aux résultats de fin d’études sera une « contribution importante à l’objectif commun d’éduquer et d’instruire » les jeunes Israéliens.