Suite aux propos tenus par le chef d’Etat major de l’armée israélienne, hier, qui a déclaré que le Liban porterait la responsabilité d’un prochain conflit contre le Hezbollah, Naftali Bennett, ministre de l’Éducation, a déclaré lors de la rencontre hebdomadaire de sa faction HaBayit HaYehudi, qu’Israël considère que ces deux entités n’en forment qu’une seule.

« Depuis 2006, nous avons fait la différence entre le Hezbollah et le gouvernement libanais. Plus maintenant, je dis aujourd’hui que la politique israélienne est dorénavant que ‘le Liban est le Hezbollah et que le Hezbollah est le Liban », a déclaré le ministre de l’Education.

« Et donc, dorénavant, tout tir, toute roquette venant du Liban doit être considérée comme une attaque directe du Liban contre Israël », a-t-il indiqué, ajoutant qu’envisager ainsi les choses empêchera une future guerre et n’en causera pas une.

Le Hezbollah, membre du gouvernement libanais, est une force politique et militaire puissante dans le pays. Les dirigeants, à Beyrouth, ont soutenu l’armement du groupe terroriste malgré une résolution de l’ONU qui réclame la démilitarisation de la milice dans le cadre d’un cessez-le-feu décidé en 2006 avec Israël.

Le chef d’Etat major de l’armée israélienne, Gadi Eisenkot, a mis en garde Beyrouth dimanche en disant que l’armée continuerait à déjouer les plans du groupe terroriste du Hezbollah et que tout futur conflit contre le groupe chiite se déroulerait sur le territoire libanais alors que les tensions ne cessent de s’élever suite à des frappes aériennes contre le groupe en Syrie.

Vendredi, des avions israéliens ont frappé le territoire libanais bien au-delà des frontières pour déjouer un transfert d’armement au groupe terroriste. Dimanche, une autre frappe de l’armée israélienne a été signalée dans le Golan syrien contre un soldat d’une milice pro-régime entretenant des liens avec le Hezbollah.