Les écoles primaires en Israël fonctionneront 11 jours supplémentaires à partir de la rentrée prochaine, en rognant sur les vacances qui sont une source importante de plaintes des parents qui travaillent, ont déclaré mercredi les législateurs du ministre de l’Education Naftali Bennett.

Bennett a dit à la Commission de l’Education de la Knesset que si 240 millions de shekels environ (203 millions d’euros) sont débloqués pour la deuxième moitié de l’année scolaire en cours, le nouvel emploi du temps pourrait se mettre en place dès le printemps, amputant de 6 jours les vacances de Pâques qui commencent cette année le 30 mars

Pour financer ce projet, le ministre doit obtenir l’approbation du cabinet pour le coût total prévu de l’opération, soit quelque 400 millions de shekels (96 millions d’euros) par an, selon TheMarker.

Pour le journal économique TheMarker, le programme s’appliquera uniquement aux enfants depuis la maternelle jusqu’au CE2, ce qui correspond aux âges auxquels les parents doivent se libérer du travail pour récupérer leurs enfants quand l’école ferme. La nouvelle année scolaire sera rallongée de 11 jours, les écoles ajoutant les jours supplémentaires avant, pendant ou après les vacances de Pâques, Shavouot et Hanoukka.

Le ministère précise que du personnel différent de celui travaillant toute l’année sera là pour les jours supplémentaires, afin d’éviter tout retard de mise en œuvre du programme dus aux contrats de travail et aux résistances des syndicats. Le personnel nécessaire à la réalisation des programmes sera recruté sur une base contractuelle, et enseignera un cursus différent.

Les parents participeront en partie au financement de ces jours additionnels, le montant dépendant des revenus moyens de chaque municipalité. Les villes les plus riches devront payer 30 shekels (7 €) par enfant par jour, soit environ 330 shekels (80 €) par an par enfant, les villes aux revenus moyens payeront 20 shekels (5 €) par enfant par jour, et les plus pauvres n’avanceront aucun frais.

Les écoles qui proposent des garderies privées pendant les vacances scolaires continueront de le faire, mais ce service deviendra gratuit ou bien son montant sera considérablement réduit.

Le ministre des Finances Moshe Kahlon a soutenu ce projet, dans son principe, les années précédentes. Bennett, dans sa présentation aux législateurs mercredi, a demandé à Kahlon d’approuver le budget de ce programme afin qu’il puisse commencer.