Pour Belgrade, le Kosovo est « la Jérusalem » des Serbes
Rechercher

Pour Belgrade, le Kosovo est « la Jérusalem » des Serbes

Le Kosovo a unilatéralement proclamé son indépendance en 2008 mais Israël ne reconnaît pas cette indépendance

Pristina, Kosovo (photo credit: Arild Vågen/Wikimedia Commons/File)
Pristina, Kosovo (photo credit: Arild Vågen/Wikimedia Commons/File)

Le Kosovo, dont Belgrade refuse de reconnaître l’indépendance, est la « Jérusalem » des Serbes, a prévenu jeudi le ministre serbe des Affaires étrangères Ivica Dacic.

« Le Kosovo est notre Jérusalem », a dit Ivica Dacic lors d’une conférence marquant le 25e anniversaire du rétablissement des relations diplomatiques entre la Yougoslavie (Serbie et Monténégro) et Israël.

La Yougoslavie communiste avait rompu ses relations avec Israël en 1967 pendant la guerre des Six jours, décision qu’Ivica Dacic a qualifié jeudi « d’erreur ».

Israël ne reconnaît pas l’indépendance du Kosovo, une « position de principe qui a des conséquences positives sur nos relations », s’est félicité Ivica Dacic.

Ancienne province serbe dont la population est très majoritairement albanaise, le Kosovo a unilatéralement proclamé son indépendance en 2008.

Cette décision a été prise un peu moins d’une décennie après la guerre d’indépendance livrée aux forces de Belgrade par les rebelles albanais de l’UCK (1998-99, 13 000 morts).

Slobodan Milosevic (Crédit : Stevan Kragujević/CC BY SA 3.0)

Au moment de ce conflit, Ivica Dacic était porte-parole du Parti socialiste de Serbie (SPS) de Slobodan Milosevic.

L’indépendance du Kosovo a été reconnue par plus de 110 pays, dont les Etats-Unis et la majorité des pays membres de l’Union européenne.

Mais Belgrade s’y refuse, et de nombreux Serbes considèrent le Kosovo, où s’élèvent de nombreux monastères orthodoxes, comme le berceau historique de leur peuple.

Belgrade et Pristina se sont engagés en 2011 dans un processus de normalisation sous l’égide de l’Union européenne, que la Serbie comme le Kosovo ambitionnent de rejoindre.

Après un départ encourageant, notamment un accord jugé « historique » en 2013, le dialogue est au point mort depuis des mois.

Mais à Belgrade comme à Pristina, plusieurs hauts responsables se sont engagés à le relancer rapidement.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...