Le ministre des Affaires étrangères Avigdor Liberman a accusé jeudi les Palestiniens d’être ceux qui « sabordent les négociations » menées avec Israël sous le parrainage du secrétaire d’État américain John Kerry.

Il a toutefois souligné qu’il était « important de poursuivre les négociations et de gérer le conflit, même si on ne peut pas le régler ».

Liberman a précisé qu’Israël n’accepterait plus les préconditions palestiniennes pour prolonger les négociations.

Lundi, le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a affirmé qu’il accepterait une prolongation des pourparlers de paix au-delà d’avril, seulement si Israël acceptait le gel des constructions dans les implantations de Cisjordanie et de nouvelles libérations de prisonniers.

Les déclarations de Liberman interviennent au moment où les Etats-Unis font pression pour parvenir à un accord-cadre.

Dans une interview donnée à Bloomberg le week-end dernier, le président américain Barack Obama a eu des mots très durs pour le Premier ministre Benjamin Netanyahu, affirmant que les Etats-Unis ne pourraient pas protéger Israël des conséquences négatives en cas d’échec des pourparlers.

Liberman doit se rendre jeudi à Rome, où il rencontrera Kerry et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.