D’après un journal koweitien, paru samedi 1er février 2014, des responsables iraniens ont déclaré à un ancien responsable du Département d’Etat américain que l’Iran considère l’Arabie Saoudite comme son premier ennemi, qu’il ne s’agissait ni d’Israël, ni des Etats-Unis.

Frederic Hof, ancien conseiller spécial du Département d’Etat américain pour la Syrie,  a confié au quotidien al-Rai, que lors d’une récente réunion à huis clos avec des responsables iraniens, ces derniers ont indiqué que l’intervention de Riyad dans la guerre civile syrienne en faveur des rebelles syriens, constituait une menace stratégique pour Téhéran.

L’Iran est un fervent partisan du président syrien Bachar al-Assad. Hof souligne que le pouvoir iranien, « était inquiet des conséquences de la guerre civile et sectaire se déroulant en Syrie mais l’Arabie saoudite bénéficiera de ce sectarisme ayant cours dans la région. »

« Les Etats-Unis et Israël ne sont pas intervenus en Syrie, le vrai problème, c’est l’Arabie saoudite et la Turquie », selon ces mêmes responsables iraniens.

En ce qui concerne le Hezbollah, mandataire de l’Iran au Liban, Hof a cité les responsables iraniens, affirmant ainsi que le groupe terroriste chiite libanais sert de « ligne de défense, à l’Iran, au cas où Israël choisit de lancer une attaque contre les équipements nucléaires iraniens. »

« Les responsables iraniens croient que n’importe quel leader israélien qui penserait à lancer une attaque à l’encontre de l’Iran, devrait d’abord penser à l’impact des roquettes sur les villes israéliennes, ses infrastructures économiques et ses bases militaires, » a-t-il ajouté.

Fournir du matériel au Hezbollah, « n’est pas une tâche facile pour l’Iran » d’après Hof. Mais parce que Bachar al-Assad est prêt à donner aux Iraniens des armes et des provisions au Hezbollah, alors « l’Iran continuera, à tout prix, à le soutenir » a souligné l’article.

En décembre, l’Arabie Saoudite s’est engagée à donner à l’armée libanaise une aide financière, de l’ordre de 3 milliards de dollars, en partie, pour contrer le soutien matériel de l’Iran au Hezbollah.

L’armée libanaise est, de manière générale, perçue comme une armée unifiée dans le pays, et attire dans ses rangs des individus issus de chaque groupe religieux libanais. Toutefois, celle-ci a du mal à contenir l’escalade de la violence qui a cours dans le pays depuis l’éclatement du conflit syrien.

L’armée du Liban, est largement considérée comme étant bien plus faible, que le groupe chiite terroriste du Hezbollah.