Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a averti lundi qu’Israël est sous la menace d’une nouvelle forme de terrorisme, par des loups solitaires. De son côté, la police continue à traquer les proches et les voisins de l’homme originaire de Jérusalem Est qui a foncé en camion sur un groupe de soldats dans la capitale, tuant 4 personnes.

Israël a déjà eu affaire à des vagues d’attaques à la voiture-bélier et aux attaques au couteau ces dernières années, mais pour Netanyahu, cette attaque se distingue des autres. En effet, il semble que l’attaquant entre en action avec peu ou pas de préméditation.

« Je pense que le plus important, c’est de comprendre que nous sommes sous la menace d’une nouvelle forme d’attentats par des loups solitaires, qui décident d’attaquer à l’instant même où ils en ont la motivation, dans ce cas, une attaque à la voiture-bélier », a déclaré Netanyahu à l’hôpital Hadassah Ein Kerem, à Jérusalem, au chevet des blessés de l’attaque.

Dimanche, Fadi al-Qunbar, 28 ans, a foncé à bord d’un camion dans une foule de cadets de l’armée qui se tenaient en groupe après être descendus d’un bus sur une promenade fréquentée à Jérusalem. Il a tué 4 personnes et en a blessé 16.

Aucun groupe n’a revendiqué l’attaque, mais Netanyahu a affirmé dimanche qu’au regard de la scène de l’attentat, « les signes indiquent qu’il est un sympathisant de l’État islamique ».

Le Premier ministre n’a pas donné davantage de précisions.

Les forces de sécurité et les secours sur le site d'un attentat au camion bélier à Jérusalem, le 8 janvier 2017. (Crédit : Ahmad Gharabli/AFP)

Les forces de sécurité et les secours sur le site d’un attentat au camion bélier à Jérusalem, le 8 janvier 2017. (Crédit : Ahmad Gharabli/AFP)

L’attentat a déclenché de nombreuses mesures préventives et punitives ordonnées par Netanyahu et son cabinet de haute sécurité.

Netanyahu a déclaré lundi qu’il a ordonné que des blocs de béton soient placés au niveau des arrêts de bus très fréquentés et aux aires de covoiturage (auto-stop) en Cisjordanie et à Jérusalem, afin d’éviter de futurs attentats isolés.

Lundi, la police a interdit à la famille Qunbar d’ériger une tente pour les endeuillés dans le quartier de Jabel Mukaber, à Jérusalem Est.