Au lendemain de l’entrée d’Alain Finkielkraut sous la coupole de l’Académie française, le député du Parti socialiste, Pascal Cherki est intervenu sur LCP dénonçant la dérive du philosophe, rapporte Marianne.

Si le député de la 11e circonscription de Paris salue les talents d’écrivain du nouvel académicien notamment dans son livre « L’Avenir d’une négation » qu’il qualifie « de très beau livre sur ce qu’est le sentiment d’être juif, » déclare ne pas être adepte de sa philosophie réactionnaire.

« Aujourd’hui, Monsieur Finkielkraut ne serait pas juif, il serait un des porte-paroles du Front national, » a déclaré le député PS.

Pascal Cherki dénonce le discours d’Alain Finkielkraut concernant « l’identité nationale. »

Si Pascal Cherki est juif, tout comme le philosophe, il déclare ne pas se reconnaître « dans cette philosophie réactionnaire, je suis plutôt un héritier des Lumières et les Lumières, pour moi, ça émancipe, ça ne divise pas les gens, » a-t-il conclu.

Dans son discours de remerciement devant les académiciens, Alain Finkielkraut, se définissant pourtant comme un « héritier des Lumières », avait déclaré penser à ses parents qui « ne sont pas là pour connaître ce bonheur : l’entrée de leur fils à l’Académie française alors que le mérite leur en revient. »

Ils « auraient été désolés de me voir m’assimiler à la nation en lui sacrifiant mon identité juive même si cette identité ne se traduisait plus, pour eux ni donc pour moi, par les gestes rituels de la tradition », a poursuivi l’auteur du « Juif imaginaire », rappelant que « c’est de France et avec la complicité de l’Etat français que (son) père a été déporté » à Auschwitz.