Pendant qu’il marquait son 100ème anniversaire, le constructeur automobile allemand BMW a exprimé ses regrets pour ses actions pendant l’Holocauste.

Dans un communiqué publié sur son site internet sous le titre « Faire face au passé », l’entreprise a déclaré qu’elle « avait opéré exclusivement comme fournisseur de l’industrie de l’armement allemande » sous le régime nazi, utilisant « des travailleurs forcés, des condamnés et des prisonniers de camps de concentration » dans ses usines.

« A ce jour, la souffrance énorme que cela a causé et le destin de beaucoup de travailleurs forcés reste un sujet de plus profond regret, » est-il écrit dans le communiqué.

BWM note qu’en 1983, elle « est devenue la première corporation industrielle à initier un débat public sur ce chapitre de son histoire, publiant un livre sur le sujet. »

« Le groupe BMW fait explicitement face à ce chapitre noir de son passé, et en 1999, il est devenu un membre fondateur de la fondation Erinnerung, Verantwortung, Zukunft [Souvenir, Responsabilité, Futur] pour le dédommagement des anciens travailleurs forcés. »

En plus de son utilisation de l’esclavage, BMW a également bénéficié de l’amitié de son propriétaire avec Adolf Hitler, qui lui a donné des entreprises confisquées aux juifs, selon le New York Post.

Selon The Independant, une étude indépendante de 1 200 pages commandée par BMW et publiée en 2007 a montré que les propriétaires de la compagnie pendant la guerre, Gunther et Herbert Quandt, ont collaboré volontairement avec les nazis, et qu’ne moyenne de 80 ouvriers esclaves mourraient chaque mois dans les usines BMW.