JTA – L’été dernier, Israël a affronté sa plus longue guerre depuis des décennies et a vu des missiles tomber à travers le pays. Une série d’attaques terroristes à Jérusalem a suivi. Il y a un an, les négociations israélo-palestiniennes se sont à nouveau effondrées.

En attendant, il y a eu une augmentation des incidents à la frontière Nord d’Israël, et les puissances mondiales sont en train de négocier avec l’Iran sur son programme nucléaire.

Donc, pour les élections de la semaine prochaine, la sécurité nationale est la principale question, n’est ce pas ?

Faux. Un sondage de la semaine dernière a montré que, lorsqu’ils voteront mardi, la plupart des Israéliens penseront d’abord au coût élevé de la vie. La sécurité arrive en deuxième position.

Ce n’est pas que la guerre et la paix ne soient pas importantes pour les Israéliens. Ils ne pensent tout simplement pas que les élections feront une grande différence.

Un sondage de février, réalisé par l’Institut de la Démocratie en Israël, montre que les Israéliens ne considèrent pas que leur gouvernement soit responsable de l’impasse avec les Palestiniens ou de la crise dans les relations israélo-américaines.

Selon le sondage, plus des deux tiers des Israéliens pensent qu’Israël dépend des Etats-Unis pour la défense, la politique étrangère et l’économie.

Mais seulement environ un quart d’entre eux tiennent le gouvernement Netanyahu pour le principal responsable de la détérioration des relations avec la Maison Blanche, et seulement 43 % estiment que l’administration américaine serait plus favorable à un gouvernement de centre-gauche.

Quant aux Palestiniens, les Israéliens pensent qu’il y a peu de choses qu’un gouvernement – de gauche ou de droite – puisse faire.

58 % sont modérément ou entièrement d’accord avec l’affirmation que « le processus de paix avec les Palestiniens ne progressera pas, parce qu’il n’y a pas de solution aux différends entre les parties ».

Un nombre similaire estime que si le centre-gauche formait une coalition, l’Autorité palestinienne ne montrera pas plus de flexibilité dans les négociations.

Les principaux partis n’ont pas été clairs sur la façon dont ils comptent aborder les Palestiniens.

Le Likud du Premier ministre Benjamin Netanyahu a réitéré son opposition à un Etat palestinien, mais n’a pas présenté de plan de rechange. L’adversaire de Netanyahu, Isaac Herzog, soutient une solution de deux Etats et un gel partiel de la construction des implantations, mais sur le processus de paix il dit seulement qu’il va essayer de négocier avec l’Autorité palestinienne

Sur le plan économique, de nombreux partis politiques ont été plus précis.

Plusieurs d’entre eux ont présenté des plans pour faire face à la crise du logement et au coût élevé de la vie en Israël.

Et les questions économiques sont davantage présentes pour les Israéliens.

Alors que les guerres peuvent éclater tous les deux ans, les Israéliens payent leurs factures chaque mois. Une publicité du parti Koulanou axée sur l’économie met l’accent sur ce point, en demandant aux électeurs, « Combien de fois avez-vous reçu un appel de la Maison Blanche ? Combien de fois avez-vous reçu un appel de la banque ? »