L’armée israélienne poursuivait dimanche ses opérations de fouille dans le bateau intercepté mercredi en mer Rouge transportant, selon Israël, des armes envoyées par l’Iran vers Gaza, qui est arrivé samedi dans le port israélien d’Eilat, a constaté un photographe de l’AFP.

Les dizaines de containers à bord du « Klos-C », qui bat pavillon panaméen et dans lequel des dizaines de roquettes de type M-302 ont été découvertes par un commando israélien au large de Port-Soudan, étaient déchargés à terre sous la surveillance de la police militaire.

Ces containers sont ensuite convoyés à bord de convois de camions accompagnés par des voitures de police qui bloquent la route empruntée.

Selon la radio publique, les 150 containers sont ensuite fouillés dans une base de la marine israélienne située près du port d’Eilat. « Cette opération de fouille et de recherches se déroule avec précaution, car ces containers pourraient être piégés », a ajouté la radio.

Selon une porte-parole de l’armée, une conférence de presse, au cours de laquelle seront présentées toutes les armes découvertes à bord du bateau intercepté, est prévue lundi à Eilat.

Des ambassadeurs et attachés militaires, ainsi que « d’importantes personnalités israéliennes » seront invités à voir le matériel militaire saisi « afin de prouver au monde que l’Iran aide en armes les organisations terroristes actives dans la bande de Gaza », a ajouté la radio.

Interrogé à la radio publique, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a souligné qu’Israël n’hésiterait pas à lancer de nouvelles opérations d’interception. « Si la possibilité d’empêcher un trafic d’armes se présente nous continuerons à agir », a-t-il prévenu.

« Nous allons prouver que l’Iran organise des opérations secrètes pour armer des organisations terroristes à Gaza », a affirmé le Premier ministre.

Le chef du renseignement militaire israélien, le général Aviv Kochavi, avait accusé les Gardiens de la révolution, la garde prétorienne de la République islamique, et en particulier la « Force Qods », leur unité chargée des opérations extérieures, d’avoir organisé ce trafic d’armes.

Selon Israël, le navire, arraisonné dans les eaux internationales entre le Soudan et l’Erythrée, transportait des dizaines de roquettes M-302 de fabrication syrienne qui devaient être débarquées à Port-Soudan, puis acheminées par voie terrestre vers la bande de Gaza, via la péninsule égyptienne du Sinaï.

Le Soudan a démenti jeudi toute implication, de même que le Hamas, au pouvoir à Gaza, et le Jihad islamique, auquel les armes auraient été destinées.

L’Iran a également catégoriquement démenti les accusations israéliennes.