Le Centre Simon Wiesenthal, spécialisé dans la chasse aux nazis, a rendu hommage lundi dans son rapport annuel aux efforts de l’Allemagne pour poursuivre notamment les membres des « Einsatzgruppen », les unités mobiles d’extermination.

« Le résultat positif le plus important depuis un an a été obtenu en Allemagne, à la suite de l’application par les autorités juridiques locales d’une stratégie légale qui a ouvert le chemin à l’inculpation de pratiquement toute personne ayant servi dans les camps de la mort nazis et dans les Einstatzgruppen », a souligné le Centre Wiesenthal dans son rapport.

« Cette approche a permis des recherches approfondies contre ceux qui sont encore en vie et qui ont participé aux meurtres de masse commis par ces unités », a ajouté le rapport.

En revanche le « manque de volonté politique de traduire en justice des criminels de guerre nazis et les punir continue à être le principal obstacle pour parvenir à la justice particulièrement dans l’Europe de l’Est post-communiste », déplore le centre.

Le rapport parle « d’échecs » notamment en Lituanie, en Estonie, en Lettonie, en Ukraine et en Autriche. Ces pays ont « constamment échoué à demander des comptes à ceux qui ont perpétré l’Holocauste ».

La Suède et la Norvège, de leur côté, refusent par principe d’enquêter ou à fortiori de poursuivre en raison de leur loi sur la prescription.

Durant les 14 dernières années, au moins 102 inculpations contre des criminels de guerre nazis ont été obtenues et 98 nouvelles procédures d’inculpation ont été engagées tandis que « bien plus de 3 500 enquêtes » ont été ouvertes, a précisé le rapport.

Le Centre porte le nom de Simon Wiesenthal, du nom du célèbre chasseur de nazis décédé en 2005. Israël doit commémorer à partir de mercredi soir le « jour de la Shoah », à la mémoire des victimes des nazis.