Le président russe Vladimir Poutine a félicité « chaleureusement » vendredi par téléphone l’ex-chef de l’armée Abdel Fattah al-Sissi pour sa victoire « convaincante » à la présidentielle en Egypte, a indiqué le Kremlin.

« Vladimir Poutine a félicité chaleureusement Abdel Fattah al-Sissi pour sa victoire convaincante », a déclaré le Kremlin dans un communiqué.

Les deux hommes ont convenu de « garder des contacts actifs et d’organiser des rencontres au plus haut niveau », ajoute la présidence russe.

Abdel Fattah al-Sissi a été élu jeudi avec 96% des voix à la présidentielle égyptienne, 11 mois après avoir destitué l’islamiste Mohamed Morsi et éliminé toute opposition, religieuse ou laïque.

Washington a de son côté fait part de son inquiétude quant au climat politique qui a précédé le scrutin, tandis que les observateurs de l’Union européenne ont regretté l’absence de « certains acteurs » de l’opposition.

M. Poutine avait apporté son soutien au maréchal Sissi lors de sa visite à Moscou en février, suscitant la réaction de Washington qui avait déclaré qu’il n’incombait pas au Kremlin de choisir le nouveau président égyptien.

L’UE regrette l’absence d’une « partie » de l’opposition

Les observateurs de l’Union européenne ont estimé jeudi que la présidentielle qui a donné une victoire écrasante à l’actuel homme fort de l’Egypte, Abdel Fattah al-Sissi, avait « respecté la loi » mais ont regretté l’absence de « certains acteurs » de l’opposition.

« L’élection présidentielle a été organisée dans le respect de la loi », s’est déroulée « dans le calme », avec un « nombre limité de violations », a indiqué Mario David, le chef de la mission de l’UE.

Mais « la non participation de certains acteurs » de l’opposition a « compromis la participation de tous au scrutin », a-t-il expliqué, dans un communiqué lu à l’issue d’une conférence de presse au cours de laquelle il a évité de répondre de manière tranchée aux questions de journalistes sur le caractère démocratique et équitable de ce scrutin, qui s’est déroulé sur trois jours, les 26,27 et 28 mai.

« Les libertés d’association, de rassemblement et d’expression demeurent des sujets d’inquiétude, y compris dans le contexte de cette élection », lit-on aussi dans le communiqué.