« Cet accord, s’il est appliqué – et jusqu’à présent il est bien appliqué – coupera la route (de l’Iran) vers l’arme nucléaire », a déclaré Mme Power lors d’un discours devant des étudiants en Israël.

« L’Iran reste bien sûr une menace. L’Iran soutient le terrorisme. L’Iran soutient des parties prenantes dans des conflits tels que le régime d’Assad (le président syrien) », a-t-elle poursuivi.

Un accord historique sur le nucléaire iranien conclu entre les grandes puissances et Téhéran est entré en vigueur le mois dernier, entraînant une levée des sanctions économiques qui frappaient l’Iran depuis des années.

Israël, considéré comme le seul pays doté de l’arme nucléaire au Moyen-Orient même s’il ne reconnaît pas en disposer, a farouchement tenté d’empêcher cet accord, affirmant qu’il n’arrêterait pas les ambitions atomiques de Téhéran.

L’Iran a toujours nié vouloir se doter de la bombe nucléaire.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré au récent Forum économique de Davos (Suisse) que son pays avait besoin d’une aide américaine militaire accrue après l’entrée en vigueur de l’accord nucléaire avec l’Iran.

Israël négocie avec les Etats-Unis une nouvelle aide militaire sur dix ans.

L’Iran sur le point de reprendre ses exportations de pétrole vers l’Europe

L’Iran est sur le point d’envoyer son premier chargement de pétrole vers l’Europe après la fin des sanctions économiques internationales intervenue à la mi-janvier, a rapporté lundi l’agence Shana du ministère iranien du Pétrole.

Un premier pétrolier est en train d’être chargé sur l’île de Kargh dans le Golfe et doit emporter deux millions de barils de pétrole pour le compte de la Compagnie française Totale, selon Shana.

Deux autres pétroliers emporteront chacun un million de barils de pétrole pour la compagnie espagnole Cepsa et un autre million pour la compagnie Russe Lukoil, toujours selon l’agence.

« Le chargement des trois pétroliers sera achevé dans les 24 heures », avait annoncé dimanche Pirouz Moussavi, responsable des terminaux pétroliers du pays, cité par l’agence Shana.

« Au cours des quatre dernières années, aucun chargement de pétrole n’avait été envoyé vers l’Europe à cause des sanctions injustes contre notre pays », a-t-il ajouté.

En effet, les pays de l’Union européenne et les Etats-Unis avaient renforcé début 2012 les sanctions économiques contre l’Iran à cause de son programme nucléaire, ce qui avait contraint l’Iran de cesser ses exportations pétrolières vers l’Europe.

Ces dernières années, les exportations iraniennes ont été ramenées de plus de 2,2 millions de barils par jour à environ un million. Depuis 2012, l’Iran exportait exclusivement vers quelques pays asiatiques notamment l’Inde et la Chine.

L’Iran, qui produisait fin 2015 quelque 2.8 mbj de pétrole, a annoncé, après la fin des sanctions, une augmentation de sa production quotidienne de 500.000 barils, et donc de ses exportations, et une nouvelle augmentation de 500.000 barils d’ici six à douze mois.

Lors de la visite du président iranien Hassan Rouhani en France fin janvier, un accord a été signé avec la compagnie Total pour l’achat de 160.000 barils de pétrole par jour.

Le ministre du pétrole Bijan Namdar Zanganeh a récemment affirmé que « le contrat de vente de 160.000 barils de pétrole par jour à Total deviendra opérationnel à partir du 16 février », selon Shana.

L’Iran veut récupérer ses parts de marché avec la fin des sanctions internationales mais le surplus de pétrole iranien mis sur un marché déjà saturé pourrait provoquer une nouvelle baisse des prix.