Les Etats-Unis continueraient à « travailler étroitement » avec Israël aux Nations unies mais n’excluraient pas d’avancer des résolutions ciblant Israël, a déclaré l’ambassadrice américaine à l’organisation internationale.

Samantha Power a témoigné mercredi devant le sous-comité des opérations étrangères du Comité des Appropriations de la Chambre américaine des Représentants.

La députée Nita Lowey, D-NY, la chef démocrate du comité et du sous-comité, a déclaré à Power qu’elle était inquiète au sujet de rapports « suggérant une réévaluation de notre politique de long terme de défense d’Israël aux Nations unies » et a déclaré que « soutenir et rester neutre » sur des résolutions des Nations unies ciblant Israël violerait les accords de paix d’Oslo de 1993.

La députée Kay Granger, R-Texas, la présidente du sous-comité, a également été alarmée par des informations indiquant que les Etats-Unis puissent laisser de telles résolutions être adoptées.

« Je suis également très préoccupée par des récentes déclarations d’officiels de l’administration qui suggèrent que les Etats-Unis réévaluent leur approche du processus de paix et les informations que les Etats-Unis puissent soutenir une résolution du Conseil de Sécurité des Nations unies posant des conditions et établissant des dates limites », a déclaré Granger.

Power a déclaré que les Etats-Unis continueraient à soutenir Israël « aux moments importants ».

« Nous continuerons à travailler de façon extrêmement étroite avec Israël à New York, a repris Power. Comme vous le savez bien, nous avons l’habitude de soutenir Israël dans les moments importants. »

Pourtant, Power n’exclurait pas d’avancer des résolutions aux Nations unies concernant le conflit israélo-palestinien. Elle a noté que les Etats-Unis ont récemment pensé à proposer une résolution au Conseil de Sécurité sur le conflit entre Israël et le Hamas au cours de l’été dernier.

« Nous étudierons ce qui soutient la sécurité d’Israël et ce qui fait avancer la paix dans la région », a-t-elle déclaré.

Israël est inquiet que l’administration Obama ne s’oppose plus à une résolution du Conseil de Sécurité sur la création d’un Etat palestinien et puisse proposer une mesure définissant des paramètres d’un statut final de l’accord de paix.

Des officiels de l’administration Obama n’ont pas écarté ces éventualités.

Power a répété un sujet de discussion de l’administration Obama que la « réévaluation » vient dans le sillage de signaux partagés d’Israël et des Palestiniens concernant l’engagement d’une solution à deux états.

« Notre objectif en tant qu’administration est de savoir ce que l’on peut faire pour détendre les tensions, ce qui sera nécessaire pour remettre les négociations sur les rails », a-t-elle expliqué.

La politique américaine pendant des décennies a été principalement de bloquer des résolutions critiques pour Israël, même si diverses administrations ont parfois autorisé à avancer des résolutions visant à condamner Israël.