Près d’un millier d’Israéliens, en grande majorité des femmes, ont manifesté contre le nouveau président américain Donald Trump samedi à Tel Aviv devant l’ambassade des Etats-Unis, au premier jour du mandat de Trump.

Les manifestants ont brandi des pancartes sur lesquelles était notamment écrit en anglais : « Hate is not great », une phrase associant les mots haine et grandeur pour répondre au slogan de campagne de Trump « Make America great again » (« Rendre à l’Amérique sa grandeur »).

Sur une autre pancarte, on pouvait lire aussi « Women’s Right are Human Rights » (« Les droits des femmes sont des droits de l’Homme »), en allusion aux propos sexistes du nouveau président américain qui ont filtré durant la campagne électorale.

Une femme portait une pancarte « Honte d’être américaine » dans une main, et une autre avec une trompe de Fallope dessinée, faisant un doigt d’honneur.

Manifestation anti-Trump devant l'ambassade américaine de Tel Aviv, le 21 janvier 2017. (Crédit : Melanie Lidman/Times of Israël)

Manifestation anti-Trump devant l’ambassade américaine de Tel Aviv, le 21 janvier 2017. (Crédit : Melanie Lidman/Times of Israël)

Ce rassemblement a été organisé en écho à la « Marche des femmes » de Washington, où des centaines de milliers de personnes étaient rassemblées samedi pour protester contre Donald Trump, investi président des Etats-Unis la veille.

D’autres manifestations de ce type ont eu lieu dans plusieurs villes du monde, dont Sydney, Paris ou Londres, où les organisateurs ont dit avoir dénombré environ 100 000 participants.

Trump fait face à une défiance publique d’une ampleur inédite ces dernières décennies, qui a été illustrée par la démonstration de force des manifestants qui ont inondé Washington samedi pour une très importante marche des droits.

Rappelant qu’il s’était moqué du poids d’une ancienne reine de beauté, a été accusé d’agressions sexuelles et a une position controversée sur l’avortement, des centaines de milliers de femmes se sont rassemblées au National Mall de Washington, prêtes à marcher sur la Maison Blanche, avec à leur tête des célébrités comme Alicia Keys, Scarlett Johansson et Michael Moore.

Manifestation anti-Trump devant l'ambassade américaine de Tel Aviv, le 21 janvier 2017. (Crédit : Melanie Lidman/Times of Israël)

Manifestation anti-Trump devant l’ambassade américaine de Tel Aviv, le 21 janvier 2017. (Crédit : Melanie Lidman/Times of Israël)

Même si Trump a remporté 42 % des suffrages féminins, les millions de femmes qui n’ont pas voté pour lui s’inquiètent de leurs droits et des leur accès à la contraception et l’avortement.

Les organisateurs de la manifestation n’ont pas spécifiquement précisé que leur marche était « anti-Trump », mais le message était clair.

Rassemblant « des personnes de tous les genres, tous les âges, toutes les races, toutes les cultures, toutes les affiliations politiques et toutes les origines », ils disent que les manifestations veulent garantir les droits des immigrants et l’accès à l’avortement, entre autres revendications.

Des dizaines d’associations progressistes ont soutenu l’évènement, ainsi qu’Amnesty International et le Planning Familial, qui permet aux femmes de se soigner et est ciblé par les républicains car il leur permet également d’avorter.

Melanie Lidman et l’AFP ont contribué à cet article.