Le vice-ministre des Relations diplomatiques, Michael Oren, s’opposera au projet de loi du parti Shas qui rendrait illégale la tenue de services de prière pluralistes au mur Occidental et espère que le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’y opposera aussi.

Réagissant au projet de loi présenté dimanche, Oren a déclaré au Times of Israël que le vote de cette législation serait un « coup terrible pour notre crédibilité et notre sécurité ».

« Cette législation ne causerait pas seulement une rupture irréparable dans le monde juif, mais pourrait avoir des ramifications d’une portée considérable pour notre relation stratégique avec les États-Unis », a déclaré le député issus du parti Koulanou, ajoutant qu’il votera contre cette proposition à la Knesset.

« La majorité des Juifs américains s’identifient au mouvement réformé et conservateur et leur soutien est vital pour l’alliance entre les États-Unis et Israël ».

Le texte proposé imposerait des peines de six mois d’emprisonnement ou une amende de 10 000 shekels à ceux qui organiseraient des services mixtes ou des lectures faites par les femmes de la Torah et aux femmes qui se vêtiraient d’un châle de prière ou des phylactères.

Des militants juifs libéraux entrent au mur Occidental avec des rouleaux de Torah, le 2 novembre 2016. (Crédit : autorisation)

Des militants juifs libéraux entrent au mur Occidental avec des rouleaux de Torah, le 2 novembre 2016. (Crédit : autorisation)

« Il est important que les Israéliens comprennent les dangers posés par cette proposition de loi. L’État d’Israël se définit comme l’État-nation du peuple juif, indépendamment de la façon dont les Juifs choisissent de pratiquer leur Judaïsme », a-t-il ajouté.

S’il était adopté, il mettrait effectivement fin à l’accord négocié passé par le cabinet il y a près d’un an, qui donnait l’approbation à la construction d’une place de prière mixte située à côté de celle contrôlée par les orthodoxes sur le site saint.

Oren a estimé que le projet de loi du parti Shas était une conséquence de l’échec du gouvernement à le mettre en œuvre.